Confinés, prenons le temps d’observer les oiseaux ! - Louvre-Lens

Confinés, prenons le temps d’observer les oiseaux !

Le soleil brille, le printemps est là et vous êtes à la maison ? Avez-vous tendu l’oreille ces derniers jours en ouvrant vos fenêtres ? La pollution sonore s’est tellement atténuée que les chants d’oiseaux raisonnent dans les villes et les campagnes !
Devenez-vous aussi enquêteur au jardin : comptez et identifiez les oiseaux à votre fenêtre !

Compter et identifier les oiseaux

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et le Muséum d’histoire naturelle ont créé un site d’observation participatif dans lequel vous trouverez conseils et fiches espèces pour découvrir le monde ornithologique qui vous entoure !
Apprenez à reconnaître les oiseaux et comptez-les régulièrement dans votre jardin, sur votre balcon ou même à votre fenêtre !
Même si vous êtes totalement novice notez ce que vous voyez, ce que vous entendez, décrivez ou prenez une photo pour pouvoir échanger par la suite !

Comment participer

Ouvrez l’œil !

Vous verrez que la vie d’un oiseau n’est pas de tout repos ! Entre la construction du nid, la chasse aux chenilles, vers et petits insectes pour nourrir les petits et combler leurs dépenses d’énergie du matin au soir, ça remue derrière nos fenêtres ! Et si vous avez de la chance, vous découvrez les nids des hirondelles ou un nid de tourterelles. En ville, chaque recoin peut être investi et cela nous offre une autre perspective de notre environnement car la nature est partout !

Nid de tourterelles, mars 2020

 

Ouvrez les oreilles !

Certains oiseaux sont difficilement visibles mais on les entend de loin !

Voici une petite vidéo prise à domicile dans laquelle nous entendons des geais des chênes avec le cri significatif.  C’est un oiseau au regard perçant autant que son cri d’ailleurs, reconnaissable à ses ailes rayées de bleu et de noir ! Il est assez farouche, mais nous en avons aperçu également dans le bois du musée.  Il est friand de glands, et transporte ce qu’il récolte dans une cavité sous son bec, jusqu’à 7 glands ! Il stocke son butin en le cachant dans le sol sous la mousse. Il est capable de retrouver ses cachettes en mémorisant des repères, voire même en déposant des cailloux ! Une famille de geais s’est installé dans ce coin de jardin puisqu’il s’agit d’un verger tranquille, arboré, rempli de mousse et de lierre sur le sol, c’est ainsi une belle source de nourriture avec notamment des noix et des noisettes.

D’ailleurs vous vous demandez peut-être comment un oiseau peut manger une noix ?
Nous retrouvons régulièrement des noix brisées sur les allées en béton… C’était une source de questionnement pour toute l’équipe puisque nous n’avons pas de noyer dans le parc ! Rusées comme leur cousin corvidé le geai, les corneilles jettent les noix récoltées chez les voisins sur les sols durs des allées ! Mystère résolu ! Alors si d’aventure vous trouvez des noix sur votre balcon ou votre terrasse vous aurez un indice pour votre enquête !

Amis des oiseaux, conseil n°1 : rangez les mangeoires

Il est temps de ranger les mangeoires, puisque la nourriture naturelle réapparaît et que les oiseaux doivent conserver leur instinct de prédation ! Un bon nettoyage et une désinfection avant de les ranger pour l’hiver prochain. Il est très important néanmoins de conserver un point d’eau régulièrement renouvelé toute l’année. Un point d’eau est essentiel pour le maintien de la biodiversité  😉

Petite astuce :
un couvercle de poubelle retourné avec un fond d’eau fait une excellente pataugeoire ! C’est un régal que de voir nos petits amis prendre un bain énergique !

Vue d’une fenêtre de cuisine, dernier ravitaillement de la mangeoire avant nettoyage et pataugeoire en arrière-plan, Douai, mars 2020

 

Amis des oiseaux, conseil n°2 : évitez la taille de haie pendant la nidification

Il est conseillé de ne plus tailler les haies à partir du 31 mars, la période de nidification ayant commencé, vous risqueriez de déranger les nichées, de faire fuir les parents ou de faire tomber les nids avec les petits !

Si d’aventure une taille devait être effectuée, jetez un coup d’œil avant à l’intérieur de votre haie, ne touchez surtout pas les nids et utilisez une méthode douce avec cisailles, sécateur et sécateur de force. C’est le bruit et les vibrations qui sont néfastes au bien-être de nos amis à plumes !

Amis des oiseaux, conseil n°3 : accueillez des nichoirs

Vous avez un jardin restreint et peu d’endroits pour accueillir les nichées ? Ou bien beaucoup de place pour faire venir tout ce petit monde ? Pourquoi ne pas installer des nichoirs ? Il en existe différents modèles adaptés selon le gabarit des oiseaux et de leurs prédateurs.
Voici un exemple de nichoir à mésange chez Nicolas, l’un des jardiniers de l’équipe, placé en hauteur sur un tuteur, et agrémenté d’un fouet… pour accueillir des boules à graisse l’hiver (retrouvez notre recette de gâteau de graines pour oiseaux) !
Le système du fouet est un système ingénieux et inoffensif puisqu’il évite que les mésanges ne se prennent les pattes dans les filets vendus dans le commerce. On recycle tout ce qu’on peut à la maison !  😉

Nichoir à mésanges, et fouet porte-boule de graisse de Nicolas

Bonus : une découverte inattendue !

Chez les jardiniers, on aime toute la faune et la flore. Notre collègue Philippe nous a fait part de cette découverte incongrue qu’il a faite en voulant vérifier un abri dans son jardin. Voici ce qu’il nous explique :

« Voici 3 photos d’un gîte à lérot (cousin du loir gris), espèce en danger.
Sur la première photo, le gîte est sur le saule en fond. Je la trouve intéressante parce qu’elle montre le milieu de vie du lérot. 

Sur cette troisième photo, on peut voir une première couche de feuilles mortes (apportées par le lérot), mais une mésange bleue « squatte » actuellement le gîte car nous sommes en période de reproduction. On y voit une couche de mousse puis une couche plus duveteuse pour les œufs, composée de poils (certainement les poils du chien du voisin!)
Pas de souci pour le lérot, qui peut profiter de la barrière végétale à côté pour y faire son nid.»

Philippe, jardinier du Louvre-Lens, mars 2020

C’est à vous de jouer ! Notez les oiseaux que vous voyez, décrivez-les ou prenez-les en photo pour partager avec nous le fruit de votre enquête! Et pourquoi pas vos surprenantes découvertes !

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