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Prendre une bouffée d’air pur avec Fred Martin

Suivre les artistes dans leur découverte du Parc est toujours une étape magique, et ce à chaque édition de Parc en fête.  Même si nous mesurons en tant que jardiniers la chance que nous avons d’évoluer sur un site exceptionnel, nous confronter à des yeux extérieurs nous ramène à nos premiers pas, à nos premières émotions.

Cette petite étincelle est apparue dans le regard de l’artiste Fred Martin lorsqu’il s’est immobilisé devant le plan d’eau : en une fraction de seconde il a « vu » son projet. Le charme a opéré une nouvelle fois.

Le bassin : la source de vie

© Louvre-Lens / Frédéric Iovino

 

Certains visiteurs venant pour la première fois ne le soupçonnent pas mais les habitués s’en délectent aisément : le miroir d’eau imaginé par l’architecte-paysagiste Catherine Mosbach ne laisse pas indifférent. Il est une pièce maîtresse dans l’aménagement du parc du musée.

Source de vie, il accueille une faune et une flore abondantes et incite à la contemplation. Plonger son regard dans ses reflets, observer le jeu des oiseaux, écouter le bruissement du vent qui souffle dans les herbes du rivage, rien de tel pour se ressourcer. Le contraste historique est saisissant : il y a un demi-siècle, la vie du lieu était souterraine et oppressante, désormais c’est une bouffée d’oxygène.

Une magnifique expression de Land art

© Louvre-Lens / Frédéric Iovino

 

« Galibot », tel est le nom de ce visage qui s’extrait de l’eau. Ses traits enfantins tranchent avec la rudesse qui rythmait jadis la vie de ces enfants mineurs. On l’imagine prendre une impulsion des profondeurs de ce passé pas si lointain, s’en extraire pour enfin se gonfler les poumons d’air pur.

La sculpture est végétale, structurée par le tressage de branches de noisetier, de saule et de cornouiller. Toute cette matière est vivante, ce qui ouvre le champ des possibles dans l’évolution de cette œuvre. Il est fort probable que les branches se végétalisent d’elles-mêmes. La nature va se l’approprier et s’exprimer de manière spontanée.  Nous serons spectateur de ce tableau passager.

La recommandation des jardiniers

© Louvre-Lens / Frédéric Iovino

Cette œuvre éphémère est à contempler sans modération. À toute heure du jour et par tous temps, observez le rythme des ondulations se brisant sur ce visage. Amusez-vous des poussins d’eau jouant à cache-cache entre les branches, les escaladant parfois. Admirez les reflets changeants du ciel et des nuages. Le spectacle vivant se trouve là sous vos yeux et vous invite à vivre le présent et à le savourer.

Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir une autre installation artistique de la saison 2023 de Parc en fête !

Découvrez toute la programmation pour Parc en fête 2023.

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