Fiche pratique Archives - Louvre-Lens
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Savoir identifier les plantes adéquates pour fabriquer son purin

Prendre soin de son potager de manière naturelle et écologique, c’est aussi savoir tirer partie de tout le potentiel disponible directement sur son terrain. C’est pourquoi lors notre dernier café-potager nous avons repéré ensemble les plantes présentes autour de nous pour fabriquer des biostimulants « maison ». Objectif : renforcer et stimuler les défenses de nos plantations !

Comment fabriquer son purin ?

Nous vous avons précédemment parlé de la technique de préparation du purin d’orties ici. Pour rappel :

  • Cueillir tiges et feuilles sans fleurs pour éviter de disséminer des graines aux 4 coins du potager !
  • Hacher assez finement avec un couteau aiguisé pour augmenter la diffusion des propriétés bienfaitrices du végétal
  • Utiliser de l’eau de pluie ou de l’eau de source
  • 1kg de plantes fraîches pour 10L d’eau
  • Remuer quotidiennement et couvrir
  • Le purin doit macérer mais pas entrer en putréfaction , des bulles apparaissent en surface
  • Au bout d’une quatorzaine de jours selon les températures de 15°c minimum, les bulles de surfaces disparaissent : la macération est achevée
  • Filtrer avec un linge propre, conserver dans un bouteille remplie à ras bord pour éviter l’oxydation pendant un an maximum
  • Jeter les déchets dans le composteur

Le procédé sera identique avec les végétaux suivants, repérés lors de la dernière visite café-potager au parc :

Vous verrez qu’ils ont chacun des vertus bien appréciables !

  • La consoude, antifongique, développement des fleurs, fruits et légumes
  • L’ortie : Stimule, renforce et fortifie
  • La prêle : Renforcement de la plante avec ses oligo-éléments
  • L’absinthe : Anti-pucerons
  • La tanaisie : Effet répulsif sur les insectes
  • Le lierre : Anti-puceron, anti-acariens
  • Le sureau : Anti-puceron, anti-thribs
  • Le pissenlit : active la vie microbienne et reminéralise les sols
  • La rhubarbe : Anti-Puceron

Parce que la gestion de l’eau est un enjeu majeur, toutes les techniques sont bonnes pour gérer au mieux les besoins de vos cultures ! Lors du café-potager du 19 mai, plusieurs d’entre vous et Madame Lecoeur en particulier se sont montrés très intéressés par la technique des oyas. On s’est dit que ce serait intéressant de tout récapituler dans un article court, qui pourra profiter à d’autres.

Les oyas (ou ollas) sont des jarres en terre cuite non recouvertes de céramique que l’on enterre jusqu’à leur col. Leur porosité permet une diffusion progressive de l’eau qu’elles contiennent sous la surface de la terre, par capillarité.  Elles sont ainsi parfaitement adaptées aux cultures potagères de petite surface, puisque cette technique permet de garder une humidité constante autour d’elles !

Pourquoi utiliser des oyas ?

  • 70% d’économie en eau d’arrosage en limitant les pertes consécutives à la gravité et à l’évaporation
  • L’humidité demeure au niveau des racines de vos cultures
  • La plante n’utilise que ce dont elle a besoin
  • Pas de stress hydrique par manque d’eau
  • Pas de choc thermique entre l’eau fraîche de votre arrosoir et votre plant, l’eau est maintenue à la température du sol
  • Matériaux 100% naturel
  • Soutient l’artisanat local

Comment procéder ?

  • Choisir le bon emplacement selon le volume de l’oya et leur rayonnement sur les zones de plantations
  • Creuser un trou plus grand afin d’aérer la terre sur le pourtour
  • L’enterrer en prenant soin de laisser le col au-dessus du niveau du sol
  • Remplir d’eau jusqu’en haut
  • Refermer le couvercle ou le bouchon en liège pour éviter l’évaporation

Dans notre potager pédagogique nous avons choisi de placer des oyas dans un carré surélevé destiné à la culture de tomates. Nous en avons placé sur les ¾ de la longueur en quinconce pour comparer le développement des plans avec et sans oyas ! Pourquoi les tomates ? Pour éviter l’excès d’humidité sur les feuilles et l’apparition de maladies comme le mildiou, c’est pour cette raison qu’on arrose jamais les feuilles des pieds de tomates !  Si vous avez une serre cette technique est parfaite pour vous !

Conseils pour le premier remplissage :
1- Arrosez copieusement la terre de votre parcelle pour la gorger d’eau car un sol sec contribuera à vider les oyas trop rapidement au début.
-2 Ensuite pensez à vérifier régulièrement le niveau de l’eau contenue dans vos oyas, celui-ci devant être maintenu à un niveau constant, pour que le taux d’humidité de la terre entourant l’oya reste lui aussi constant.
3- N’oubliez surtout pas de biens refermer le couvercle pour éviter l’évaporation.

Selon la contenance de votre oya il vous suffira de remplir vos contenants environ une à deux fois par semaine, en veillant à maintenir un paillage en surface.

Remplissage régulier de l’oya en refermant bien le couvercle pour éviter l’évaporation


Comment entretenir ses oyas pour les conserver longtemps ?

Une fois la saison achevée, vous pouvez retirer les oyas de vos plantations pour les nettoyer de tous les résidus de terre, d’algues et autres lichens qui auraient pu se développer à la surface de votre jarre. De l’eau claire et une brosse douce rétabliront la porosité pour le printemps prochain tout en préservant la terre cuite du gel hivernal 😉

Quelques conseils pour fabriquer vous-même votre oya

De nombreux tutos sont disponibles sur le net pour fabriquer vos oyas à moindre coût. Pour éviter les contenants maison qui intègrent colles et silicone non écologiques, un pot en terre cuite fermé d’un côté par un bouchon de liège et de l’autre d’une coupelle en terre cuite retournée feront l’affaire et préserverons la qualité de votre terre nourricière. Comme toujours, restons simple et naturel !

 

Merci à Madame Lecoeur pour le partage de ce souvenir du café-potager du 19 mai 2021 !

 

 

Avec le temps et notre passion pour le parc, nous avons développé quelques trucs et astuces pour capturer des images sur le vif… Sans être des professionnels de la photo, nous vous partageons ici quelques « trucs d’amateurs » à expérimenter avec les enfants pendant les vacances ! 

Les vues panoramiques

Il nous arrive de contempler ces grandes prairies de plusieurs milliers de mètres carrés et d’être éblouis par une lumière particulière. Cette photo a été prise un matin d’automne quand une lumière mordorée baignait les laies potagères au milieu de la prairie fleurie.

Sur vos téléphones, la fonction panoramique vous permet une vue à 180°C très pratique lorsque vous voulez immortaliser un point de vue particulièrement beau et dégagé.

Voici la marche à suivre :

  • Sélectionnez l’option vue panoramique
  • Gardez vos pieds fixes
  • Pivotez sur vous-même sur la gauche toujours pieds ancrés au sol
  • Appuyez et gardez le doigt sur le bouton le temps de la prise de vue
  • Et pivotez sur votre droite en gardant la même hauteur
  • Lâchez, et voilà ! Le tour est joué

Photographier à la loupe !

Connaissez-vous la macrophotographie ? Elle requiert un peu de matériel pour photographier le monde de l’infiniment petit. Plus facile d’accès avec un minimum de matériel, la proxiphotographie consiste, comme son nom l’indique, à photographier de très près. On peut la pratiquer en s’installant le plus près possible de la cible ou en ajoutant tout simplement une loupe pour améliorer le grossissement. La pratique est assez aisée quand votre sujet est immobile. C’est un peu plus sportif quand vous suivez une coccinelle faire les montagnes russes sur des tiges de fleurs ! Sortez la loupe de papi et partez à la découverte du peuple des fourmis qui vit là, sous cette grosse pierre du jardin. À défaut de voyager, changer d’échelle, c’est regarder un autre monde !

Changer d’angle de vue

Prise de vue réalisée au smartphone, tête à l’envers

 

En tant qu’amateur, photographier une fleur peut se révéler moins facile qu’il n’y paraît ! Naturellement, nous avons tendance à prendre notre photo à hauteur d’homme, c’est-à-dire en plongée. Cette vue est assez banale et son rendu finalement assez plat. Nous vous conseillons de modifier vos habitudes : placez-vous au même niveau que votre végétal.  La différence sera immédiate, la mise au point se fera et un joli effet de flou brouillera son environnement, ce qui permettra de le faire ressortir davantage. Vous pouvez aussi aller plus loin en positionnant votre téléphone tête à l’envers, sous votre sujet : ce passage en contre-plongée offre une vue inhabituelle, qui saura donc retenir l’attention des personnes qui verront vos photos.

 

Jouer avec les reflets

Reflets sur le bassin

 

Double effet pour cette photo, le reflet du paysage et des terrils jumeaux sur les vitres du pavillon de verre et l’effet de transparence amplifié par le reflet de la lumière sur le sol

Jouer avec l’effet miroir est un exercice très plaisant, notamment dans le parc du Louvre-Lens car les surfaces réfléchissantes sont multiples :

  • Sur le bassin
  • Dans les flaques d’eau
  • Sur les parois en aluminium du musée
  • Sur les parois vitrées du hall et du pavillon de verre
  • Sur le béton mouillé 

Une dimension toute poétique émanera de cette simple astuce, valorisant au passage l’objet du reflet 😉

Jouer avec les contrastes

Après la pluie, la couleur de l’eau émeraude et le vert de la végétation contrastent avec les dégradés orangés des feuillages

 

Feuilles d’automne sur le gravier sombre du bassin

Maîtriser l’exploitation des contrastes chromatiques peut augmenter la force d’attraction de votre photographie. L’utilisation des couleurs de l’automne, les oppositions de matières ou la blancheur des nuages sur un ciel azur sont autant d’exemples à la portée de tous. Il suffit d’être attentif pour profiter du spectacle offert par la nature !

Utiliser les évènements climatiques naturels

La rosée accroche la lumière du matin sur un pissenlit

La nature nous offre parfois des spectacles inattendus que nous voulons absolument capturer. Ici, nous sommes à l’affût de ces moments. Nous avons développé une certaine réactivité pour dégainer l’appareil lorsque la brume voile le paysage, que la rosée perle et gèle sur la végétation ou lorsque le ciel s’embrase aux lever et coucher de soleil…

 

 

Fleur cristallisée par le gel

L’atmosphère brumeuse magique du crépuscule

L’atmosphère inquiétante dans la nuit

Recadrer facilement vos clichés

Il n’est pas toujours facile d’aligner un cliché sur la ligne d’horizon, surtout dans le feu de l’action. L’option retouche et pivot de votre smartphone permettent de corriger facilement ces petits défauts. Le quadrillage est un bon outil pour retrouver la ligne d’horizon. Vous avez aussi la possibilité de faire pivoter votre photo à 90 ° pour la passer en format paysage (le bord de l’image le plus long en bas), ou bien la retourner entièrement pour obtenir un effet de style.

Utiliser un bocal pour une photo sous-marine

Bocal à bonbons en verre, pratique pour réaliser deux effets différents entre la face plane et la face bombée de la paroi

 

Photographie subaquatique à partir d’un bocal en verre

Le grand bleu chez vous c’est possible ! Avec une astuce des plus simples ! Glissez votre téléphone tête en bas dans un bocal en verre, et plongez avec précaution le fond du bocal sous l’eau… le résultat est garanti ! Les parois bombées peuvent jouer le rôle d’effet spécial amusant pour observer la faune et la flore aquatiques.

N’hésitez pas à utiliser ces quelques astuces lors de votre prochaine promenade dans le parc :
qui réalisera la prise de vue la plus insolite ?
N’hésitez pas à partager vos propres astuces et vos photos avec nous !

Dans le plan d’aménagement du parc, l’architecte paysagiste Catherine Mosbach a prévu des zones d’expérimentation à vocation pédagogique. Ces zones appelées « laies » sont en cours d’implantation et font écho à des thématiques en rapport avec le Musée-parc et aux activités présentes et passées du site. Différents axes didactiques mettent en évidence des thèmes variés : historiques, culturels, géologiques ou botaniques. Vous êtes-vous déjà demandé sur quel type de sol était construit le musée ? Comment la nature réussit-elle à coloniser cet espace hostile ? Quels liens peut-on tisser entre les plantes et la création artistique ? Ces micro-paysages sont des supports pédagogiques à part entière pour observer, apprendre et partager !

La laie : un jardin thématique

Dans le cadre de son projet, la paysagiste a défini des laies de terre de 50m de long sur 3m de large, tracées dans la continuité des tables de pique-nique en béton. Ces jardins sont exploités de manière particulière selon le sujet d’étude, et ils sont nombreux !

Par exemple, vous trouverez des espaces dédiés :

  • à la mine, avec ses schistes, sa géologie, ses fossiles
  • aux différents milieux (hostiles comme le terril, humides, prairie sèches, prairies rases…)
  • aux potagers en permaculture (fruits, légumes, méthodes de culture alternatives)
  • aux représentations iconographiques (architecture, mythologie, symboles des plantes dans l’art pictural)
  • à l’utilisation des matières dans le milieu artistique (matière première, tissus, pigments naturels, Landart)

L’année dernière, trois laies ont été créées face à la scène : elles ont accueilli deux potagers en permaculture et un semis d’engrais verts.  Les potagers ont accueilli les « cafés potagers » et des ateliers d’observation de l’environnement que les enfants d’une école voisine aiment particulièrement !

Ouverture des laies potagères en février 2019

Laies potagères en août 2019  

La laie en engrais verts est semée de végétaux qui enrichissent le sol en éléments nutritifs. C’est une manière naturelle de fertiliser les sols. Par exemple, le potassium qui facilite la photosynthèse a été apporté par la bourrache. L’azote et le phosphore, favorisant croissance et production, sont amenés par la phacélie. Cerise sur le gâteau, ces bandes végétales accueillent une grande variété d’insectes et participent à l’équilibre de la chaîne alimentaire autour des potagers.

Laie d’engrais verts : bourrache, Phacélie, Luzerne et moutarde blanche

 

La laie d’engrais verts est un fantastique réservoir de biodiversité, ici une sauterelle et une abeille sauvage sur la phacélie

 

Cet hiver notre équipe entreprend la construction de deux autres types de laies : deux laies minières et deux laies de milieu humide.

La lai de schiste

Cet espace a pour vocation d’observer la re-colonisation spontanée du végétal sur d’anciens dépôts miniers.

Il nous a suffi de gratter la surface sur quelques dizaines de centimètres pour dévoiler la matière charbonneuse. Notre parc pousse sur un terril et le schiste affleure plus ou moins profondément selon le secteur. C’est l’accumulation de matière végétale qui donnera in fine naissance au charbon. Notre laie minière va exposer le végétal minéralisé à une nouvelle forme de végétalisation. Vous pouvez dès à présent observer cette mise à nu et assister à ce processus. Plusieurs étapes se succéderont dans une véritable expérience à ciel ouvert. Mousses et lichens ne vont pas tarder à coloniser la surface… Soyons attentifs.

Deux Lais pionnières hydrophiles (qui aiment l’eau)

La terrasse du midi surplombe une grande étendue de prairie fleurie qui descend d’un côté vers l’entrée du musée et de l’autre vers le stade Bollaert. Face au stade, nous avons observé une zone humide constamment immergée, même en été. Avec le temps, la végétation s’est adaptée à ces conditions et nous voyons apparaître aujourd’hui les joncs et les rejets de saule. Saviez-vous que le saule est un bon moyen de repérer une source d’eau dans un paysage ? Il s’agit en effet d’une plante indicatrice d’une présence d’eau. Vous les retrouverez souvent le long des fossés et des cours d’eau. Nous avons donc là une zone parfaite pour tester les laies hydrophiles !

Vue de la prairie avant fauchage depuis la terrasse du midi, le stade Bollaert se distingue à gauche

 

Prairie en juillet 2019

Dans la perspective de créer deux laies hydrophiles dans cet espace, l’équipe a d’abord tracé les bordures au cordeau et à la bêche :

Découpe des bordures de 50m sur 3 dans la continuité des cubes de béton

Les déchets de coupe sont inclus dans la laie

Les déchets de fauchage de la prairie ont été disposés et étalés sur toute la surface des futures laies.

Par un long processus de décomposition, ce paillage va se transformer très lentement pour former une tourbière. Cette zone humide se caractérise par un sol saturé en eau, en permanence. Le peu d’oxygène présent n’est alors plus suffisant pour permettre aux bactéries et champignons d’engager le processus de décomposition.  Asphyxiée, la litière végétale s’accumule alors progressivement pour former une couche de matière organique mal décomposée : la tourbe.

Les résidus de fauchage sont également rajoutés et étalés en paillage dans la laie

Ce sont de tels paysages qui ont façonné les dépôts à l’origine du charbon. Ils permettent de bien comprendre son processus d’élaboration.

La mise en place de laies va se poursuivre dans les années à venir, certaines de manière pérenne, d’autres seront évolutives selon les expositions et les besoins. N’hésitez pas à nous interpeller lors de vos visites, nous serons ravis d’échanger avec vous à leur sujet !

En cette période éprouvante pour nombre d’entre nous, nous avons besoin de réconfort ! En plein confinement, il n’est pas toujours facile d’avoir un contact direct avec la nature pour évacuer et se régénérer. On vous donne quelques petites astuces pour profiter de bienfaits simples et naturels accessibles à toutes et tous malgré les contraintes pour faire entrer la nature chez-vous !

1. Aérez-vous !

Que l’on soit à la campagne ou en ville, un bon bol d’air frais est vivifiant, tonifiant et détoxifiant. Nos voisins immédiats accèdent facilement à notre parc grâce aux 11 entrées qui le desservent. Nous sommes heureux d’être présents et de les y croiser lors de leur promenade ou de leur activité sportive. Mais pour vous qui êtes en ville sans extérieur et même sans parc, si vous avez la possibilité de vous déplacer pour respirer un bon coup et dérouiller un peu votre corps, n’hésitez pas à sortir pendant les heures autorisées. Si votre état de santé ne vous le permet pas, il suffit parfois d’ouvrir la fenêtre ne serait-ce que quelques minutes pour inspirer profondément, regarder et écouter. Respirer en toute conscience est essentiel, et l’air dans votre habitation en sera renouvelé.

Soyez attentifs, la nature envoie des signes : voyez-vous l’arbre qui change chaque jour de couleur au coin de la rue ? Cet oiseau qui chante à la fenêtre ? L’univers qui vous dit bonjour à travers ce magnifique lever de soleil ? En tant que jardiniers, notre quotidien est rythmé par tous ces détails qui nous font aimer et vivre la nature intensément. Autant que faire ce peut, gardez le contact avec votre environnement !

2. Cuisinez des légumes de saison

Les activités sont limitées, mais peut être profitez vous de la récolte de votre potager ? Ou avez vous la chance de pouvoir aller au marché ou chez votre maraîcher ?

Lors du premier confinement, nous avons été nombreux à passer derrière les fourneaux, on vous l’accorde avec plus ou moins de succès ! Nous sommes cette fois-ci en plein cœur de l’automne, pourquoi ne pas mettre à l’honneur les légumes de saisons et aller plus loin : découvrir de nouvelles saveurs ? Sortir la recette de Grand-mère, ou même improviser un velouté de butternut ou de potimarron ? C’est aussi l’occasion d’initier vos proches à la cuisine en visio avec les enfants et petits-enfants.

 

3. Profitez de la lumière et des couleurs pour canaliser votre énergie !

La lumière a un rôle primordial sur notre bien-être. Elle a une grande influence sur tous les organismes vivants sur terre ainsi que sur notre moral ! Les jours raccourcissent à l’approche de l’hiver et le manque de luminosité commencent à se faire sentir.  Nous sentons remonter en nous nos instincts primaires et l’irrésistible envie d’hiberner au chaud sous la couette… C’est encore une raison de sortir quand c’est possible et de profiter du rayon de soleil qui viendra illuminer la journée. Vous pouvez également recréer artificiellement la lumière du jour grâce à une lampe de luminothérapie et bénéficier d’un regain d’énergie pour la journée.

Saviez-vous que les couleurs elles aussi peuvent booster votre moral comme la lumière bleue stimule l’éveil ?

Depuis l’antiquité, de l’Occident jusqu’en Orient, les couleurs sont utilisées en complément de la médecine. Toujours étudiée de nos jours, la chromothérapie est une méthode d’harmonisation et d’aide à la guérison de certains troubles, physiques ou émotionnels, à travers l’utilisation des couleurs . Elle est présente, par exemple, dans la théorie médicale hindou qui associe les couleurs aux chakras régulant l’énergie entre les différentes parties du corps. En chromothérapie, les familles de couleur possèdent des qualités qui influent sur nos humeurs. Les couleurs froides apportent sérénité, les couleurs chaudes stimulent l’énergie et la vigueur. Les tons verts au turquoise, comme la nature qui nous entoure, harmonise et équilibre. Quand l’obscurité pointe le soir, choisissez la couleur dont vous avez besoin selon votre ressenti, les tons roses d’un coucher de soleil  ? Le vert de cette forêt qui vous rappelle les pique-niques estivaux ? A vous de trouver votre couleur !

4. Utilisez les odeurs pour éveiller les émotions à la maison

L’odorat est un sens particulièrement efficace pour l’association d’une odeur à une émotion. Leurs origines peuvent être variées mais des odeurs végétales comme la lavande, le thym ou l’eucalyptus vous renverra à la saison estivale. En aromathérapie, quelques gouttes d’huiles essentielles dans un diffuseur aident à la détente et à la méditation. Certaines plantes ont des vertus très utiles en cette période pour combattre les rhumes et certaines maladies pulmonaires dont par exemple notre célèbre « bouillon blanc » que nous conservons au sein du parc .  Il est peut-être temps de sortir le petit pochon de lavande tout frais de cet été ou d’agrémenter la cuisine de quelques plantes aromatiques pour faire entrer le jardin auprès de vous!

 

5. Ecoutez les sons de la nature pour le lâcher prise

Le métier de jardinier est un bon moyen de lâcher prise. Occupé sur notre tâche, l’esprit vagabonde et nous sommes connectés à l’instant présent et aux sons qui nous entoure. Le chant des oiseaux, le vent dans la prairie, la pluie qui ruisselle sur les feuilles. Arrêter-vous quelques instants lors de vos sorties, fermez les yeux et prenez conscience de votre environnement.

Chez-soi, il est possible de conditionner un instant de sérénité en recréant une atmosphère de tranquillité. Il existe des plateformes musicales qui proposent le son des vagues, celui de l’orage ou des oiseaux en forêt. Utilisés en méditation, associez les aux odeurs d’huiles ou extraits végétaux, votre esprit estompera les limites de votre cocon.

6. Adoptez l’eau salée

Le sel est un élément naturel qui améliore notre santé physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Le gros sel est utilisé pour décharger le corps des ions négatifs. Un bain de sel chargé en minéraux contribue à la relaxation et la détoxification du corps. Pas de baignoire ? Pas de panique ! Un bain de pied contentera vos besoins, ou même un verre d’eau versé par-dessus l’épaule après une bonne douche chaude mais pas trop. Les vapeurs d’eau salées sont aussi très appréciées pour décongestionner les sinus, et il faut dire qu’en cette période, c’est exactement ce qu’il nous faut !

Les vertus du sel ne datent pas d’hier. Dans le domaine ésotérique, on lui prête la capacité de nettoyer le champ aurique, cette énergie lumineuse qui entourerait notre corps. Dans la médecine traditionnelle, le sel est réputé pour ses propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires.

Pourquoi ne pas combiner ces conseils entre eux pour en augmenter les bénéfices ? Un bain chaud de gros sels dans une pièce bleu “clair de lune” au son de l’orage vous emmènera à coup sûr loin des tracas quotidiens…

Avoir un jardin ou un petit espace extérieur est une vraie chance, surtout pendant le confinement. Mais côté entretien, cela représente aussi du travail, surtout quand on sait que la collecte des déchets verts n’est plus toujours bien assurée. C’est pourquoi nous allons partager avec vous quelques astuces pour valoriser vos déchets directement sur place !

Comment valoriser les déchets de tonte ?

Dès les premiers jours de confinement, le soleil et les températures douces aidant, une armée de tondeuses a résonné chez les particuliers. L’enfermement va aussi encourager la succession des tontes de gazon et donc de la quantité des déchets.

 Comment les réduire ?

  • Pratiquer le mulching

Certaines tondeuses ont une fonction mulching : l’herbe est broyée et répartie uniformément sur le gazon , en se décomposant elle nourrira le sol.
Pas de bac, pas de ramassage et donc pas de déchets ! Nous pratiquons beaucoup le mulching dans le parc du Louvre-Lens 😉

  • Pas de kit mulching ?

Vous pouvez composter une partie de la tonte dans votre composteur en veillant au bon équilibre déchet vert/déchet brun, comme nous vous l’avons expliqué dans notre article sur le compostage. Vous pouvez également faire sécher l’herbe coupée en l’étalant 24 h et l’utiliser ensuite en paillage dans vos massifs, aux pieds de vos haies ou dans votre potager !
Bon à savoir :
Il est préférable d’éviter la tonte fraîche sur les plantations qui nuiraient au développement de celles-ci en provoquant une faim d’azote. En effet le processus de décomposition demanderait  une consommation d’azote qui de fait ne profiterait plus aux plants.

  • Essayer de ne tondre que lorsque cela est strictement nécessaire

Dans le parc du musée nous tondons uniquement les zones fréquentées par les promeneurs et les allées de cheminement. De cette manière, les autres zones demeurent à l’état de prairies fleuries.

Vous avez un grand terrain ?  Pourquoi ne pas adapter cette méthode en ne tondant que les allées nécessaire à la déambulation ainsi qu’un espace plus important qui serait réservé aux activités extérieures ? Procéder ainsi, c’est aussi se créer l’opportunité d’observer la nature évoluer. Petites fleurs, petits animaux, on est souvent surpris des rencontres qu’on peut faire !…

Que faire des déchets de taille et des branchages ?

  • Composter tous les déchets de petite taille, de tonte, de désherbage, de cuisine et de feuilles mortes dans votre composteur.
  • Broyer pour pailler massifs, haies et potager (sauf les déchets de résineux qui acidifient le sol et les déchets de taille de rosier vecteurs potentiels de maladie).
  • Fabriquer une haie sèche: planter des piquets et entasser toutes les branches ramassées les unes sur les autres. Nous consacrerons un prochain article à cette technique et à son intérêt écologique, mais voici une photo prise chez notre collègue Philippe en version XXL :

    Barrière végétale issue de coupes de saules, en version XXL

    Notez que la barrière végétale peut être adaptée à un jardinet : 1 mètre de barrière est suffisant pour les petits hôtes, car ce qui compte c’est la diversité des lieux d’accueil 😉

  • Faire un tas de branchages dans un coin pour fabriquer un abri à hérisson.
  • Fabriquer des abris à insectes : certains bois tendres (comme le sureau) peuvent accueillir des larves d’abeilles sauvages par exemple.

Branches de sureau

 

Bois tendre de sureau

Utiliser des branchages pour confectionner un abri à perce-oreilles, grands prédateurs de pucerons !

Abri à perce-oreilles, avril 2020

Fabrication d’un abri à perce-oreilles

Le matériel :

  • Un pot en terre cuite
  • Une branche de sureau
  • De la paille
  • De la ficelle ou de la corde

Les étapes :

1/ Mettre la paille dans le pot

2/ Couper la branche en 2 morceaux puis les fixer de manière à former une croix à l’aide de la ficelle

3/ Insérer la ficelle à l’intérieur du pot, en passant à travers la paille

5/ Retourner le pot et tirer la ficelle vers le haut

6/ Accrochez le pot près d’un tronc

Votre abri à perce-oreilles est prêt à accueillir de nouveaux habitants !

Vous avez vos propres trucs et astuces à nous faire partager ?
Rendez-vous sur la page Facebook du Louvre-Lens pour en discuter ensemble !

 

 

Les déchets organiques représentent 30 à 40% des déchets par habitant, soit environ 100kg par an.
Dans l’ère du Zéro déchet, leur valorisation est l’une des actions les plus simples à mettre en place ! Avoir un jardin n’est pas indispensable, puisqu’aujourd’hui se développent des zones de compostage partagées comme dans notre parc où nos voisins viennent déposer leurs épluchures de légumes, à proximité d’une zone potagère. Un autre bac est d’ailleurs à la disposition du personnel du musée, accolé à la zone de restauration. D’autres seront bientôt installés à proximité immédiate des autres entrées du site.

 

Quels sont les objectifs du compostage ?

  • Réduire le volume des ordures ménagères et ainsi limiter les émissions de CO2 liées à leur collecte et à leur incinération et à leur stockage
  • Développer la responsabilité et l’autonomie des foyers dans la gestion de leurs déchets
  • Obtenir un fertilisant pour le sol et un amendement en évitant d’acheter du terreau
  • Tisser du lien social

😉 Pour un compost de qualité, pensez à :

Mélanger

  • 2/3 de déchets verts humides riches en azote (épluchures de fruits, légumes, tontes, restes alimentaires)
  • 1/3 de déchets bruns et secs riches en carbone (branches broyées, feuilles mortes sèches, paille)

Aérer

  • Les décomposeurs sont des micro-organismes qui ont besoin d’oxygène  pour se développer
  • Brasser les déchets, mélanger les matières humides et sèches évite la fermentation

Humidifier

  • Si le compost est trop sec, ne pas hésiter à l’arroser ou à le laisser ouvert par temps de pluie
  • S’il est trop humide, ajouter de la matière sèche peut être bienvenu

 

Bon à savoir :

  • Les mauvaises odeurs viennent de la fermentation, ajoutez de la matière brune et évitez de placer le composteur en plein soleil !
  • Un composteur fermé est plus pratique pour les petits espaces, et plus « propre » pour les espaces partagés
  • Un tas à composter est possible dans un grand espace, il sera juste plus difficile de contrôler l’humidité
  • Le compostage de surface correspond à l’étalement des déchets organiques

 

| FICHE PRATIQUE
QUE METTRE DANS MON COMPOSTEUR ?


Bonnes pratiques

Matières humides riches en azote

  • Épluchures de fruits et de légumes crus
  • Marcs de café, sachets de thé en papier
  • Tontes de gazons en petite quantité

Matières sèches riches en carbone

  • Branches broyées
  • Paille
  • Sciure de bois
  • Feuilles mortes
  • Coquilles d’œufs écrasées
  • Herbes indésirables séchées, sans graines

 ☹️
Mauvaises pratiques 

  • Sachets plastiques
  • Verres et métaux
  • Grosses branches
  • Coquilles de crustacés
  • Sauces et graisses
  • Restes de viandes et de poissons
  • Litière non biodégradable
  • Tailles de conifères
  • Plantes susceptibles de porter des maladies comme les rosiers
  • Papier glacé, cartons imprimés, papier journal

 

 

Vous êtes maintenant incollables sur le compostage !

 

Sources :

Le site de l’association Compostaction, [Consulté le 02/01/2019], disponible sur : https://www.compostaction.org
Les techniques en agro-écologie, [en ligne], Terre et humanisme , [Consulté le 02/01/2019], disponible sur : https://terre-humanisme.org/agroecologie/technique-agroecologie
Claude Bourguignon, interview sur le compostage,  du https://www.youtube.com/watch?v=txEeQvZKmwU