Conférences Archives - Louvre-Lens

JOURNÉE ÉVÉNEMENT AUTOUR DE PIERRE SOULAGES – Dimanche 14 juin

Conférence
PIERRE SOULAGES ET L’OUTRENOIR
Par Marie Lavandier, conservateur général du patrimoine, directrice du musée du Louvre-Lens et commissaire de l’exposition Soleils Noirs.
Dans la seconde moitié du 20e siècle, la couleur noire semble devenir une substance esthétique en soi, comme en témoigne la création de nouvelles techniques du noir ou de nouveaux pigments. Forgé par Pierre Soulages en 1979, le terme d’Outrenoir désigne « un autre champ mental que celui du simple noir », un noir lumineux aux états de surface changeants.

 

Une conférence suivie de…
SIÈCLE SOULAGES
Lecture musicale par Michel Vuillermoz de la Comédie Française et Lionel Suarez, accordéoniste.

D’après Écrits et propos de Pierre Soulages.
Michel Vuillermoz, sociétaire de la Comédie française, et Lionel Suarez, accordéoniste (qui a notamment travaillé avec Véronique Sanson, Claude Nougaro, Roberto Alagna et Florent Pagny), nous proposent une lecture musicale dédiée à la pensée du maître de l’Outrenoir. L’itinéraire de Soulages, sa méthode, son sens du dépouillement et son goût des origines sont magistralement portés sur scène dans ce spectacle qui est également une réflexion sur l’art, sur la place de l’artiste et son besoin de créer. Les sens et les sons s’entremêlent pour rendre un hommage élégant et poétique à l’œuvre de Pierre Soulages.

De 5€ à 14€ (Tarif A)
2h30
À la Scène

 

Matisse et la copie

Conférence

Dimanche 2 février à 15h30

Centre de ressources, auditorium

Gratuit, sans réservation

Par Thomas WIERZBINSKI, responsable adjoint d’établissement culturel musée MATISSE.

 

Cette conférence aborde le rôle de la copie dans l’oeuvre de Matisse, qui a notamment copié de nombreuses œuvres au Louvre :
Au Louvre, Matisse commence par copier les antiques puis aborde les peintures de Chardin en essayant de copier La Pipe, mais, écoutant trop les conseils de ses camarades (j’avais écouté tout le monde), et intimidé par ce premier exercice dans sa carrière, il rate son tableau. Il retiendra la leçon, n’écoutant plus à l’avenir que lui-même.
Moreau lui conseille alors de copier La Desserte que Matisse aborde […] comme si j’avais peint d’après nature. Par la suite il reprendra cette œuvrepour la traiter
d’une façon totalement moderne, proche du cubisme, amplifiant la présence des lignes de construction du tableau et s’affranchissant totalement de la réalité. La copie de La Raie de Chardin, (il copiera au total cinq œuvres de Chardin), résume l’exigence, l’opiniâtreté, l’ambition du jeune Matisse. En effet, il travaille sur cette copie pendant six ans et demi, désireux de conserver toute la qualité de Chardin et lui insuffler l’âme nouvelle d’un Matisse conscient de l’intensité et de la constance qu’un peintre doit déployer pour maîtriser son sujet. De 1892 à 1895, Matisse se consacre à la nature morte, copiant au Louvre dix-huit œuvres des plus grand Maîtres (Chardin, Poussin, Raphaël, de Champaigne, Carrache, Fragonard, Watteau, Ribeira…).
Source

Par Agnieszka Wiatrzyk, docteure en histoire de l’art, assistante commissaire à la Société Historique et Littéraire Polonaise

Dès la fin du 19e siècle, des artistes tels Teodor Axentowicz ou Stanisław Wyspianski se sont intéressés à la richesse graphique liée à la création d’affiches. L’affiche polonaise se définit toutefois comme un mouvement à partir de la seconde moitié du 20e siècle. Ce moyen d’expression qui connait une certaine
liberté s’inscrit dans un contexte historique mouvementé.

Informations pratiques : 

Tarif C
1h15
À l’Auditorium du Centre de ressources

Par les commissaires Marie Lavandier et Juliette Guépratte

Poétique et sensorielle, l’exposition Soleils Noirs offre une rencontre inédite avec des chefs-d’oeuvre de l’Antiquité, du Moyen-Âge, des Temps modernes et contemporains. Près de 75 ans après l’exposition mythique Le Noir est une couleur, le visiteur du Louvre-Lens est plongé dans cette tonalité au symbolisme pluriel.
D’emblée, l’exposition immerge le visiteur dans une expérience du noir familière grâce aux représentations de thématiques omniprésentes dans l’histoire de l’art, comme la nuit.
Couleur codifiée dans la vie et la mode, le noir constitue dans les portraits de l’Europe moderne un luxe social, une marque d’élégance ou le marqueur d’une fonction, autant qu’un plaisir pour le peintre.
Le noir devient enfin la couleur emblématique des modernités industrielle et esthétique. Il s’affranchit au point de devenir un sujet en soi, une substance plastique sans cesse interrogée ou réinventée, comme en témoignent l’Outrenoir de Pierre Soulages ou le Vantablack d’Anish Kapoor.

Exposition organisée avec le soutien exceptionnel du musée du Louvre.

Commissaires :
Marie Lavandier – conservateur général du patrimoine, directrice du Louvre-Lens, Luc Piralla – conservateur du patrimoine, directeur adjoint du Louvre-Lens, Juliette Guépratte – directrice de la stratégie du Louvre-Lens, assistés de Alexandre Estaquet-Legrand – chargé de recherches du Louvre-Lens

Lundi 30 mars à 18h
Conférence

De 3€ à 5€ (Gratuit : étudiants et moins de 18 ans)
(Tarif C)
Durée : 1h15
À la Scène

Par Luc Piralla, commissaire de l’exposition Soleils Noirs

Le Romantisme, ce courant artistique majeur en Occident à partir de la fin du 18e siècle, possède un côté sombre, cruel et sensuel, qu’on a plus tard appelé le Romantisme noir.
En s’appuyant principalement sur les oeuvres de l’exposition, nous reviendrons sur cet imaginaire fantastique et tourmenté où se mêlent sorcières, diables et démons, figures shakespeariennes ou dantesques dont les échos sont encore perceptibles dans notre quotidien et qui rappelle que la noirceur de ce romantisme est un héritage paradoxal des Lumières.

Jeudi 9 avril à 18h
Conférence

De 3€ à 5€ (Gratuit : étudiants et moins de 18 ans)
(Tarif C : incluant la projection du film Only Lovers Left Alive)
Durée : 1h15
À la Scène

 

Jean-Jacques Feuchère
Satan
1833
Bronze
Paris, musée du Louvre, RF4220

Photo : © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

 

Par Julien Véronèse, maitre de conférences en histoire médiévale, Université d’Orléans

Conjurer les démons à l’aide de signes efficaces ? L’idée, si ce n’est la pratique, est commune à la fin du Moyen-Âge en Europe. Il s’agira dès lors d’apprécier la façon dont on se la représente et surtout dont on la met en oeuvre, des magiciens aux exorcistes de l’Église, avec toujours en arrière-plan la peur latente du pacte démoniaque, qui a profondément nourri l’imaginaire occidental.

Samedi 18 avril à 14h30
Conférence
De 3€ à 5€ (Gratuit : étudiants et moins de 18 ans)
(Tarif C)
Durée : 1h15
À l’Auditorium

Par Alain Vaillant, enseignant-chercheur en littérature française du 19e siècle, université Paris-Nanterre

Le romantisme a toujours eu la même idée fixe : accomplir son désir absolu en parvenant à une synthèse harmonieuse entre l’idéal et le réel, en tous domaines : ce fut sa grande obsession – d’abord son utopie, dans les premiers temps ; puis, à mesure que l’histoire en démontrait l’échec et, peut-être, l’impossibilité, la source d’un désenchantement croissant, qui s’est terminé en sombre mélancolie.

Samedi 25 avril à 15h30
Conférence

De 3€ à 5€ (Gratuit : étudiants et moins de 18 ans)
(Tarif C)
Durée : 1h15
À l’Auditorium

Par Juliette Guépratte, commissaire de l’exposition Soleils Noirs

La Croix [noire] de Kasimir Malévitch est une oeuvre toute simple : une forme élémentaire – la croix – se détache par le plus évident des contrastes – la forme est noire et le fond, blanc.
Pourtant, ce chef-d’oeuvre de l’abstraction réalisé en 1915 et conservé au Musée National d’Art Moderne ouvre sur une pensée complexe du monde où le noir est la couleur suprême du rien.

Jeudi 7 mai à 18h
Conférence

De 3€ à 5€ (Gratuit : étudiants et moins de 18 ans)
(Tarif C : incluant la projection du film Melancholia)
Durée : 1h15
À la Scène

Par Claire Fayolle et Samy Rio, commissaires de l’exposition Dans le cadre de Lille Métropole 2020, Capitale mondiale du design, cette exposition célèbre le design et ses origines. Elle crée un dialogue entre une sélection d’oeuvres du Louvre (de l’Antiquité à 1850) et une sélection d’objets issus de la démarche design (de 1850 à nos jours). Certaines pièces sont sélectionnées pour leur caractère iconique, révélant les grands noms de l’histoire du design ; d’autres pièces, peut-être plus anonymes, troublantes, célèbrent une matière et un savoir-faire perpétués, en lien avec ceux de la région Hauts-de-France (verre, céramique, textile, fonderie, etc.). Ce dialogue permet de rendre tangible l’intelligence de l’objet, le soin apporté depuis toujours à sa conception, l’utilisation de matières fascinantes, et de partager la définition du designer Ronan Bouroullec « Le design, c’est tout ce qui ne pousse pas dans la nature ».

Samedi 16 mai à 15h30
Conférence
De 3€ à 5€ (Gratuit : étudiants et moins de 18 ans) (Tarif C)
Durée : 1h15 À l’Auditorium
 

Photo : Hella Jongerius (production : manufacture de Nymphenburg)
Bowl with hippopotamus, 2004, céramique peinte à la main
© Porzellan Manufaktur Nymphenburg