Conférences Archives - Louvre-Lens

Les cours de l’Ecole du Louvre 2019-2020 – Les mercredis soirs

Apprendre l’archéologie, l’histoire de l’art et des civilisations, en se fondant principalement sur l’étude de leurs témoignages matériels, et les techniques de sauvegarde, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel, telle est la vocation des cours de l’École du Louvre. 

Depuis 1978, l’École du Louvre se déplace en région. L’objectif est de privilégier une implantation dans des secteurs géographiques dépourvus d’universités enseignant l’histoire de l’art.
Depuis janvier 2007, des cours d’initiation à l’histoire générale de l’art sont dispensés à Lens, et depuis 2015, ils ont lieu à la Scène du Louvre-Lens.
Ces cours répondent à une démarche d’enrichissement personnel. Ce cursus n’est pas « sanctionné » par un diplôme, mais permet à chacun de développer ses connaissances en histoire de l’art.

 

Les deux cycles de l’année 2019-2020 :

 

LE 19e SIÈCLE ROMANTIQUE,
Cycle thématique de 5 séances d’1h30, les mercredis de 17h45 à 19h15, à l’Auditorium du musée du Louvre-Lens.

Par Amandine Rabier, docteure en histoire de l’art

L’on ne saurait donner une seule définition du romantisme. Comme toute dénomination de mouvement artistique, le qualificatif de « romantique » est trop vaste, trop flou, en bref insatisfaisant. La vague romantique gagne progressivement l’Europe au tournant du 18e et du 19e siècle et se manifeste très différemment selon les nations. Un élan néanmoins les rassemble : l’esprit de révolte. Cette soif de liberté conduit à l’émergence de personnalités singulières telles que Henry Fuseli, William Blake ou Francisco Goya dont l’art visionnaire substitue l’imagination à la raison. En Angleterre, l’art du paysage devient le laboratoire de nouvelles expérimentations plastiques. En Allemagne, Schlegel diffuse le concept du romantisme tandis que Friedrich, Runge et Carus y ajouteront leur propre interprétation. La France voit, quant à elle, son carcan néoclassique se fissurer avec l’audace de Géricault et de Delacroix. Tous ces changements de paradigmes donneront également lieu à un nouveau courant : l’orientalisme. Ce cycle se propose d’explorer les différentes formes d’expression de cette nouvelle sensibilité d’un pays à l’autre.

27 Novembre 2019    Un art visionnaire (Fuseli, Blake, Goya)

4 Décembre 2019      Le paysage anglais

11 Décembre 2019    De l’Allemagne

8 Janvier 2019           L’avènement du Romantisme français (Géricault, Delacroix)

15 Janvier 2020         L’orientalisme

 

DE LA NATURE A LA PEINTURE, UNE HISTOIRE DES PIGMENTS

Cycle thématique de 5 séances d’1h30, les mercredis de 17h45 à 19h15, à l’Auditorium du musée du Louvre-Lens.

Par
Mathieu Gilles, conservateur en chef, chef de la filière peinture, Centre de Restauration et de recherches des musées de France
Michel Hochmann, directeur d’études, Histoire de la peinture italienne, Ecole pratique des Hautes Etudes
Philippe Jockey, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie du monde grec, université Paris-Nanterre
Romain Thomas, maître de conférences en histoire de l’art moderne, université Paris-Nanterre
Bénédicte Trémolières, restauratrice de peintures, docteur en histoire de l’art

Indissociable de l’évolution des techniques, l’histoire des couleurs est désormais un champ d’étude à part entière lié à une histoire matérielle de l’art en plein essor. Physiciens, chimistes, restaurateurs, archéologues et historiens de l’art s’interrogent sur la dimension matérielle des œuvres, en accordant une place privilégiée à la palette utilisée, à ses composantes et à leur définition. Comment passe-t-on du « pigment » dans le sens d’une substance organique ou inorganique, destinée à produire des effets de coloration sitôt le broyage terminé, au « coloris », c’est-à-dire à la tonalité générale d’un tableau ou d’un objet sur lequel ont été appliquées des couleurs ? Y a-t-il des différences dans l’utilisation des systèmes chromatiques d’une époque et d’une aire géographique à l’autre ? Quels sont les matériaux employés et leurs circuits de diffusion ? Et que dire de la perception de ces pigments ? Comment explique-t-on ces évolutions ?

De l’Antiquité aux révolutions des Impressionnistes, ce cycle s’attachera à la multiplicité des approches associées à la couleur. L’Histoire naturelle de Pline, mais aussi la Venise de Titien et l’Académie de Louis XIV, et jusqu’à la nouvelle donne artistique du XIXe siècle seront autant de jalons qui permettront de mieux appréhender les expériences pratiques et les réflexions théoriques des Anciens comme des Modernes, de mieux entrer dans l’atelier et la cuisine des peintres.

1er avril 2020        Les pigments dans l’Antiquité, Philippe Jockey

8 avril 2020         Les pigments et leurs usages dans les Pays-Bas, XVIe-XVIIe siècles, par Romain Thomas

29 avril 2020      Colorito. La technique des peintres vénitiens à la Renaissance, par Michel Hochmann

6 mai 2020         La querelle du coloris et du dessin, par Mathieu Gilles

20 mai 2020       Les impressionnistes et leur usage des couleurs, par Bénédicte Trémolières

 

Inscriptions

Inscription en ligne

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(À retourner à l’adresse suivante : École du Louvre, SPAFC (Lens) Palais du Louvre, Porte Jaujard, 75 038 Paris Cedex 01)

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L’immigration polonaise en France est un phénomène ancien qui remonte au milieu du 19e siècle. C’est alors une immigration essentiellement bourgeoise et aristocratique. À partir de 1909, des mineurs sont recrutés par les compagnies minières du Nord et du Pas-de-Calais. Cette première vague se renforce en 1919 avec la signature de la convention franco-polonaise « relative à l’émigration et à l’immigration ». Une « petite Pologne » voit ainsi le jour dans les Hauts-de-France, portée par de nombreuses associations qui contribuent à façonner une part importante de la vie culturelle dans la région.

Par Sylvie Aprile, professeur d’histoire contemporaine et directrice du département d’histoire, Paris Nanterre ; Maryla Laurent, professeur – Études polonaises : langue, littérature et civilisation, université de Lille ; Monika Salmon – Siama, maître de conférences, Études polonaises : langue, littérature et civilisation, université de Lille.
Modération : Yvan Gastaut, maître de conférences à l’université de Nice Sophia Antipolis, spécialiste de
l’histoire de l’immigration et de l’histoire du sport.

Informations pratiques :

Conférence gratuite (sur réservation dans la limite des places disponibles)

A l’Auditorium du Centre de ressources

Durée : 1h30

La création des musées nationaux polonais, tels que nous les connaissons aujourd’hui, est intimement liée à l’histoire complexe de la Pologne du 19e siècle, celle d’un pays rayé de la carte de 1795 à 1918. Ce que sont les musées nationaux de Varsovie, de Cracovie ou de Poznań aujourd’hui témoigne, à leur création, de la volonté de maintenir une culture nationale malgré les partages de la Pologne.

Par Caroline Tureck, chargée de recherches et de documentation au musée du Louvre-Lens.

Conférence suivie de la projection du film Cold War de Pawel Pawlikowski.

Informations pratiques :

Tarif plein : 5 euros

Tarif réduit/groupe : 3 euros

Tarif moins de 18 ans/étudiant : gratuit

Durée : 1h15

A la Scène

Venez découvrir la programmation des spectacles et conférences du Louvre-Lens autour de la Galerie du temps et de l’exposition Soleils noirs… et discutons-en autour d’un verre !

Informations pratiques : 

Gratuit – Sur réservation dans la limite des places disponibles au 03 21 18 62 62

Durée : 1h15

À la scène

Le festival est une co-réalisation du musée du Louvre-Lens et de Culture Commune, Scène nationale du Bassin minier, en partenariat avec Le Gymnase-CDCN Roubaix dans le cadre du Festival Le Grand Bain, le département du Pas-de-Calais et la MAC de Sallaumines.

Le musée du Louvre-Lens et Culture Commune, Scène nationale du bassin minier s’associent avec d’autres partenaires du territoire pour créer un festival de danse exceptionnel, inspiré et inspirant! A l’instar du festival Muse & Piano au Louvre-Lens, ce nouveau rendez-vous permettra au public de rencontrer des artistes de renommée internationale et laissera la part belle à l’émergence et à la création. En solo ou en duo, ou en grand nombre, professionnels et amateurs, mais aussi spectateurs, se retrouveront dès le mardi 24 mars et tout au long du week-end du 27,28 et 29 mars, premier week-end d’ouverture de la grande exposition Soleils noirs, pour des spectacles, des visites dansées, un grand bal et de nombreuses surprises dans les galeries du musée et dans les lieux partenaires du festival.

Par Agnieszka Wiatrzyk, docteure en histoire de l’art, assistante commissaire à la Société Historique et Littéraire Polonaise

Dès la fin du 19e siècle, des artistes tels Teodor Axentowicz ou Stanisław Wyspianski se sont intéressés à la richesse graphique liée à la création d’affiches. L’affiche polonaise se définit toutefois comme un mouvement à partir de la seconde moitié du 20e siècle. Ce moyen d’expression qui connait une certaine
liberté s’inscrit dans un contexte historique mouvementé.

Informations pratiques : 

Tarif C
1h15
À l’Auditorium du Centre de ressources