Un autre regard ! - Louvre-Lens
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Un autre regard !

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Type d'activité

Découpage, assemblage, mise en couleur

Pour qui ?

  • Pour les adultes (dès 16 ans)
  • Pour les familles
  • Pour les grands (dès 8 ans)
  • Pour les jeunes (dès 12 ans)

Temps requis

1h00/1h30

Matériel nécessaire

  • Rouleau de scotch de calfeutrage ou dans l’idéal, un pistolet à colle
  • Boîte à œufs
  • Rouleaux d’essuie tout
  • Rouleaux de papier toilettes
  • Une paire de ciseaux
  • Une brosse ou un pinceau
  • Encre noire ou sépia (vous pouvez utiliser les cartouches d’encre d’un stylo à plume)

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Venez-vous initier à la transformation de matériaux de récupération en incroyable statuette de protection, inspirée de deux œuvres africaines du musée du Quai Branly !

A partir du mois de mai 2021, découvrez les nouveaux voisins des œuvres de la galerie du Temps. Ils arrivent du musée du Quai Branly, à Paris. Et tout comme les œuvres de la Galerie du Temps, ils ont été créés, il y a des siècles… Ils nous viennent d’Océanie, d’Amérique et d’Afrique.

Pour la réalisation de notre atelier, je vous propose de nous arrêter en Afrique Septentrionale (au Nord) avec le peuple de Bari. Ce peuple est établi sur les rives marécageuses du Nil soudanais, dans la région de Bahr el-Ghazal. D’ailleurs, ce ne sont pas les seules œuvres africaines présentes en Galerie du Temps. Vous pouvez également découvrir les trésors de la civilisation égyptienne dans la période de l’Antiquité !

Deux œuvres de ce peuple sont présentées en Galerie du temps. Il s’agit de statuettes en bois représentants des hommes debout. Appelées fétiches, l’une servait/servirait à donner de la force et l’autre était/serait protectrice : elle pouvait être portée comme amulette de protection.

 

Soudan du Sud, culture Bari, vers 1800-1850, Statue de protection, bois, pigments Ancienne collection musée de Marine du Louvre, don Pacifique-Henri Delaporte. Acquis au Caire par le consul de France P.-H. Delaporte en 1848. Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Inv. 71.1930.54.340 D, dépôt du Musée d’Archéologie nationale © musée du quai Branly – Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / Claude Germain

Soudan du Sud, culture Bari, vers 1800-1850, Statue de protection, bois, pigments Ancienne collection musée de Marine du Louvre, don Pacifique-Henri Delaporte. Acquise au Caire par le consul de France P.-H. Delaporte en 1848. Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Inv. 71.1930.54.336 D, dépôt du Musée d’Archéologie nationale © musée du quai Branly – Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / Pauline Guyon

 

Mais qu’est-ce qu’un fétiche ? Dans certaines civilisations, comme chez le peuple Bari, il s’agit d’un objet fabriqué par l’homme, auquel est attribué un pouvoir magique et bénéfique.

Nous les retrouvons dans le film d’animation Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot, où la sorcière Karaba transforme les hommes du village en fétiches qui lui obéissent. Ils sont présents également dans l’album des aventures de Tintin, L’oreille cassée, où un fétiche arumbaya (une tribu amérindienne fictive créée par Hergé) a été volé au musée ethnographique. Tintin va alors mener l’enquête.

Ici, nos deux statuettes de protection qui datent du 19ème siècle ont les mêmes caractéristiques. Elles sont reconnaissables à leur style aux formes simplifiées, avec des lignes verticales. Un tronc étiré repose sur de longues jambes en colonne, les bras pendants collés au corps et la tête stylisée.

Des constantes morphologiques et sculpturales laissent supposer que l’ensemble des statues rapportées en 1848 par le consul de France au Caire, Pacifique-Henri Delaporte, provient du même atelier, voire du même sculpteur. Le vendeur de ces objets au Caire lui donna des informations à propos des objets. La sculpture avec un lien en cuir autour du cou et de la taille, est identifiée comme un « grand fétiche pour obtenir de la force ». Et la seconde statuette, aurait un rôle protecteur. Elles étaient placées sur un autel ou dans une case. Elles pouvaient également être portées sur le corps, comme une amulette.

Passons à la réalisation de nos fétiches !

Avant de démarrer, préparez votre matériel et surtout prenez l’habitude de conserver des objets de récupérations. Ça peut aller de la boîte à œufs aux pots de yaourt, en passant par le couvercle d’une boîte de chocolat. Tout est intéressant si on s’amuse à porter dessus un nouveau regard. Habituez-vous à regarder autrement les choses, à les détourner, à y voir des personnages ! Prenons l’exemple de notre boîte à œufs, matériau de récupération utilisé pour réaliser les statuettes de protection…

Ici, en ce qui concerne le choix des matériaux de récupération, nous avons opté pour une majorité de matière recyclée ou en carton.

Rappelons que nous souhaitons réaliser une statuette anthropomorphe. C’est-à-dire qui prendra une forme humaine. Il faudra penser à la réalisation de la tête, du corps, des bras, des pieds et du socle.

Commençons par la tête. Observez les matériaux que vous avez à votre disposition. Qu’est-ce qui peut me faire penser à des yeux, un nez, une bouche, des sourcils, etc. ? Ici l’intérieur de la boîte à œufs s’y prête parfaitement. N’hésitez pas à découper certaines parties, à retourner vos éléments : toujours dans cette optique, de voir autrement !

Au préalable, nous avons retiré les étiquettes pour ne conserver que la matière recyclée et colorée.

Pour le corps, nous avons opté pour un rouleau vide d’essuie-tout, qui, par ailleurs, correspond au corps longiligne de nos statuettes africaines.

Il faut effectuer des entailles de 2 cm de longueur afin de créer des languettes qui nous permettront d’assembler notre tête au corps. Je préconise l’utilisation du pistolet à colle ou, si vous n’en n’avez pas, du scotch de calfeutrage. Il faut découper des petits morceaux de scotch que l’on vient placer au fur et à mesure. Sollicitez vos enfants pour la préparation des morceaux de scotch et surtout dans les choix esthétiques, de découpage de la tête et du corps. C’est un atelier sans fin : votre statuette sera unique parce que vous aurez effectué des choix différents. Là réside bien tout l’intérêt de cette activité : celui de prendre conscience, du pouvoir de création et d’observation de matériaux du quotidien.

Pour les pieds, nous avons opté pour l’utilisation des cônes de notre boîte à œufs. Attention avec cette option, il faudra prévoir un socle pour l’équilibre de la statuette.

Pour les bras, afin de respecter les caractéristiques des statuettes de protection du peuple Bari, nous avons choisi les rebords de la boîte à œufs. Pour aider la matière recyclée, nous vous conseillons de la travailler avec un crayon graphite. Il faut placer le crayon à l’intérieur et accompagner la matière recyclée pour qu’elle prenne la forme arrondie du crayon.

Assemblez au fur et à mesure vos éléments !

Ici, le travail du nez ne nous plaisait pas. Un coup de ciseaux et une nouvelle parure et c’est réglé ! Ce qui nous a permis de donner une physionomie plus humaine à notre fétiche…

Pour la coiffe, idem, nous avons pris l’élément de la boîte à œufs qui contient l’œuf. Nous l’avons retourné et découpé. Pour un meilleur rendu, alternez le découpage en oblique gauche et ensuite en oblique droite, ce qui formera un triangle.

Nous avons également retravaillé les bras, en les pliant légèrement et en créant des entailles pour les doigts.

Ensuite, vous avez le choix. Vous pouvez peindre votre fétiche. Si vous n’avez pas d’encre, pas de problème, utilisez de l’acrylique ou de la gouache diluée à l’eau, jusqu’à obtenir une matière proche de l’encre.

Notre matériau est gourmand en eau. Il vous faudra par conséquent, une quantité suffisante pour recouvrir votre statuette de protection.

Laissez la bien sécher. Vous allez lui ajouter une quantité importante d’eau et donc la fragiliser. C’est pourquoi, il faudra la laisser tranquille (1 nuit).

Partagez votre création si vous le souhaitez ! Pour la prise photographique, un fond uni est vivment conseillé !  Ici nous avons placé une feuille noire sur le sol et un meuble.

Pour ce second fétiche, réalisé par mon fils, 9 ans, les pieds ont été fabriqués en découpant deux entailles pour former le rectangle et en découpant ensuite tout autour du rouleau. Vous pouvez arrondir au niveau des orteils et faire 4 entailles pour les créer.

Voici d’autres exemples réalisés avec une boîte à œufs :

Ici nous avons utilisé les supports qui servent à transporter des boissons dans les fast food. Pour le socle, il s’agit d’un couvercle de boîte de chocolats repeinte à l’encre de Chine.

Et celui-ci tout droit sorti d’un autre univers et qui s’éloigne de nos caractéristiques des statuettes du peuple de Bari !

 

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Matériel nécessaire

  • Rouleau de scotch de calfeutrage ou dans l’idéal, un pistolet à colle
  • Boîte à œufs
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