Tourcoing clair-obscur, 2020 - Louvre-Lens
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Tourcoing clair-obscur, 2020

Laurie Bachelard, étudiante en troisième année d’Arts plastiques et visuels à l’université de Lille, vous présente sa série photographique Tourcoing clair-obscur. Cette dernière est composée de dix photographies argentiques en noir et blanc au format 13 x 18 cm.

Chaque année, le Louvre-Lens donne carte blanche aux étudiants des établissements d’enseignement supérieur de la région Hauts-de-France, et présente leurs propositions artistiques, ludiques ou poétiques inspirées par l’exposition du moment. 

Dans le cadre de cette édition du WELL21 entièrement numérique, les étudiants participants prennent les commandes de la page Mon Louvre-Lens afin de vous présenter leurs créations, imaginées en lien avec l’exposition Soleils noirs. Une série de 11 articles et tutoriels vous attend !

 

Tourcoing clair-obscur, 2020 de Laurie Bachelard

Je vous présente aujourd’hui le projet photographique Tourcoing clair-obscur, que j’ai réalisé dans le cadre du #WELL21.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

J’ai choisi d’immortaliser ces deux portes car j’ai beaucoup apprécié la géométrie qu’elles créaient ainsi que l’opposition des couleurs.

 

Le Week-end Étudiant du Louvre-Lens est l’occasion de nous exprimer et de partager nos points de vue personnels et artistiques en lien avec l’exposition temporaire du moment.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

J’ai pris ce cliché pour l’alternance des bâtiments clairs et foncés, les voitures le long de la route mais surtout pour la ligne de fuite, qui est quelque chose que j’apprécie beaucoup.

 

En corrélation avec l’exposition Soleils noirs, la thématique était : « Noir et lumière : jamais l’un sans l’autre ? ». Cette thématique m’a inspirée une série de dix photographies argentiques en noir et blanc.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

J’ai décidé de garder cette image pour la série car, ce jour-là, la couleur du ciel contrastait avec celles de l’église et se reflétait sur sa flèche.

 

Dans une démarche documentaire, j’ai concentré cette série sur la ville de Tourcoing qui a pour réputation d’être une ville ouvrière.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

Les usines sont présentes dans de nombreux quartiers de la ville, beaucoup d’entre elles sont abandonnées. Il était évident pour moi de réaliser ce cliché afin de montrer les choses telles qu’elles sont.

 

J’ai choisi cette ville car j’y habite presque toute l’année dans le cadre de mes études. J’ai remarqué que le noir y était très présent.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

Ce que j’ai aimé dans cette façade de maison et qui m’a surprise, c’est l’intensité du noir qui contraste avec le blanc des fenêtres et de la porte.

 

Trois couleurs prédominent les façades des bâtiments de Tourcoing : le noir, le blanc et le rouge des célèbres briques typiques de la région.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

J’ai gardé ce cliché dans la série car j’aimais beaucoup le marcheur qui entre dans la photo, ce qui donne une sensation d’instantanéité à la photographie.

 

J’ai immortalisé tous ces paysages « naturellement » noir autour de moi, sans oublier les usines qui ternissent le paysage.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

En lien avec l’image numéro 6, j’ai voulu mettre une deuxième photographie d’usine pour appuyer leur présence dans la ville. Ce qui m’a attiré ici, ce sont les fenêtres blanchies par la lumière et noires lorsqu’elles sont brisées.

 

Je me suis grandement inspiré des travaux d’Eugène Atget, l’un des piliers de la photographie documentaire française, qui s’est concentré sur la ville de Paris de la fin du 19e au début du 20e siècle.

J’ai photographié principalement des bâtiments, des portes d’entrées, des usines mais aussi des détails que l’on trouve sur les murs par exemple.

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

© Laurie Bachelard – Tourcoing clair-obscur

Ces deux images sont des détails que j’ai trouvés durant mes balades photographiques, j’ai décidé de garder celle avec les bandes car elle laisse le spectateur perplexe, on ne sait pas ce que c’est. Je les ai toutes les deux prises par rapport à l’opposition du blanc au noir.

 

Vous retrouverez ce projet, et d’autres, sur mon portfolio mais également sur mes réseaux sociaux.

En écho à mon travail, je vous invite à aller voir le projet de Quentin Mercier, qui vous présente une série de photographies argentiques en noir et blanc réalisées à Loos-en-Gohelle, intitulée Mémoires Noires. Dans cette série, Quentin illustre la noirceur des terres minières mais également des conflits sociaux, économiques et politiques rencontrés au cours du XXème siècle.