PARATIAN Yohan — Culture sucrée
🧑🎓 M2 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille et Double Cursus DNSEP École Supérieure d’Art Dunkerque/Tourcoing.
Yohan Paratian explore, à travers la figure des cultivateurs de canne à sucre, une mémoire héritée de sa famille, fragile et en partie effacée.
Ces corps au travail portent l’histoire de gestes transmis, mais aussi celle de vies invisibles, vouées à disparaître avec le temps. La canne à sucre devient ici un territoire de souvenir, où se mêlent l’intime et le collectif, la persistance et l’oubli.
Les deux toiles, réalisées en peinture acrylique et construites en camaïeux de vert, représentent des figures armées de machettes, inscrites dans l’étendue du champ. Les zones volontairement effacées, la trame laissée apparente et les coulures, traduisent l’érosion du souvenir et la difficulté de retenir ce qui s’échappe. La peinture agit alors comme un espace de résistance, entre disparition et transmission, où subsistent des traces et des fragments d’histoire familiale liés à l’île Maurice.
👉 Peinture
📍 Pavillon de verrre
📅 Samedi & dimanche
📸 2026, Peintures acrylique sur toiles, 257 x 92.5 cm, 116 x 90 cm
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille et Double Cursus DNSEP École Supérieure d’Art Dunkerque/Tourcoing.
Dans cette installation l’artiste, issue de l’immigration nord-africaine, tente de retisser des liens avec des souvenirs familiaux qui lui sont inconnus.
Le titre Takatut, qui signifie mémoire en tamazight kabyle, la langue maternelle de l’artiste, est une installation composée d’archives familiales amazighes (berbères) ainsi que d’objets et vêtements traditionnels. Un chant traditionnel kabyle interprété par des femmes, en fond sonore, raconte l’absence des maris, et rend visible la force de ces femmes restées au pays.
Chaque objet présenté est porteur d’une mémoire qui voyage au sein de la famille de l’artiste. Mêlant images anciennes, fragments, portraits intimes et éléments du quotidien rural, ce projet interroge la manière dont l’image peut devenir un lieu de réappropriation culturelle individuelle.
Takatut représente un travail d’exploration des archives et une réappropriation vivante de souvenirs et d’images.
👉 Installation
📍 Atrium
📅Samedi et dimanche
📸 2025, installation, dimensions variable
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille.
Les insectes se déplacent, empruntent des trajectoires, jusqu’à traverser des frontières, des pays, modifiant notre environnement. Contrairement aux déplacements humains, qui eux, sont contraints par des frontières politiques et administratives, les déplacements des insectes sont libres et invisibles. Ils s’observent particulièrement chez six insectes, provenant d’Orient et observables en Europe : le Frelon oriental, la Punaise diabolique, le Charançon rouge des palmiers, le Pyrale du buis, le Scarabée oriental et la coccinelle asiatique.
À l’image d’une cartographie fragmentée, ces cinq sculptures représentent des trajectoires organiques. Telles des traces fossiles, elles tentent de restituer, sous forme imaginaire, les déplacements passés des insectes observables en Europe. L’argile devient ici, un terrain d’archéologie où les mouvements libres d’insectes redessinent notre environnement. Leur prolifération, souvent perçue comme invasive, révèle pourtant des déplacements qui échappent aux cadres politiques et administratifs. À l’inverse, la présence humaine, suggérée par des empreintes de pas sur l’un des fragments, est comme retenue, empêchée par des lignes invisibles.
Ces sculptures interrogent la manière dont le vivant traverse et transforme, laissant derrière lui des empreintes, des fossiles d’un monde en mutation.
👉 Sculpture
📍 Hall
📅Samedi et dimanche
📸 2026, série de 5 sculptures en argile auto durcissant et sable, dimensions variables.
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille.
Cette installation photographique intitulée Roxanne aborde le thème de l’Ailleurs comme matière à reflet.
Reflet de soi, mais aussi de la perception que l’on a de l’Autre. Ici, la thématique est traitée sous le prisme de l’altérité, cherchant à montrer que l’ailleurs est avant tout, autre que nous-même.
La série de prises de vues a été réalisée suite à un appel à projet diffusé sur les réseaux sociaux. Les modèles photographiés se sont portés volontaires : ils n’ont pas été choisis.
Ces photographies figurent des personnes arborant différentes poses. Elles mettent en lumière la façon dont tout un chacun se crée un Autre, une sorte d’alter-ego, afin de se sentir bien en société.
La transparence des tirages photographiques permet d’observer les images sous forme de strates, rappelant que chaque individu est bien plus complexe que la simple image qu’il renvoie.
👉 Photographie
📍 Hall
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, série de 3 à 5 photographies numériques sur transparents
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Exposition et Production des œuvres d’art contemporain, Université de Lille.
Cette performance vidéo aborde l’absence de transmission du langage au sein des dynamiques mère / fille issues de l’immigration maghrébine. L’aker fassi, une poudre rouge appliquée sur les lèvres, se transforme en rouge presque sanglant lorsqu’elle se mêle à l’eau. Le doigt devient alors la plume, et la poudre devient l’encre qui comble cette absence, à travers l’apprentissage du darija, dialecte marocain.
Le texte traduit du français au darija provient d’un passage du dernier chapitre du roman autofictionnel de Fatima Daas, La petite dernière. L’autrice dialogue avec sa mère en laissant beaucoup de place au silence. Il résonne ainsi avec le silence que les mains dessinent sur ces pages.
👉 Installation vidéo
📍 Médiathèque
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, performance vidéo, 1’50
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Exposition et Production des œuvres d’art contemporain, Université de Lille.
Dans la performance participative Lien, je me déplace vers chaque membre du public et lui tends un fil de laine blanche, en soutenant son regard. Aucun échange verbal n’a lieu : le geste peut être accepté ou refusé. Peu à peu, une toile se forme, m’obligeant à me déplacer à travers les fils plus ou moins tendus. Cette toile fait naître un lien discret et fragile entre les participants, réunis en un même temps et un même lieu. Le thème des regards croisés se manifeste dans l’échange de regards entre la performeuse et le public. En fin de performance, la pelote est déposée au sol et chacun peut poser son fil et partir. La toile reste quelques instants au sol, comme un témoin de la performance, avant d’être retirée.
👉 Performance
📍 Hall
📅 Samedi 28 mars à 11h30
📸 2026, performance de 5 à 10 minutes
Le bus Séries Mania revient pour une tournée à travers la Belgique et les Hauts-de-France !
Montez à bord et partez à la découverte de l’univers du Festival 2026 et de son exposition inédite « Même pas peur ! ». On s’intéressera particulièrement aux méchants, vilains ou autres monstres de séries, et à comment ils nous ont appris à affronter nos peurs.
Retrouvez des animations autour des séries : quiz, jeux de société, studio photos… Un espace de projection vous attend à l’étage du bus avec un catalogue de séries à (re)découvrir en accès libre et illimité.
🗓️Dimanche 1er mars 2026
⏰De 10h à 18h
📍Parvis nord
🎟️Gratuit
© Series Mania / Nablezon
Pendant les vacances de février, le Louvre-Lens s’explore de multiples façons. Week-end multi sensoriel, ateliers pour les tout-petits, visite des coulisses, initiations artistiques dès 3 ans, visites-ateliers jusqu’à 12 ans, théâtre et conférences autour de la nouvelle exposition de la Comédie-Française… et toujours, la Galerie du temps en accès libre pour tous !
En partenariat avec L’Antre du Dragon à Liévin
Enquêtes, énigmes, mystères à déchiffrer, amusez-vous en famille ou entre amis grâce à une sélection de jeux de société.
🗓️ Les 21 et 22 mars
Pour tous, à partir de 5 ans
⏰ De 14h à 17h
🎟️ Gratuit dans la limite des places et jeux disponibles.
📍 Rendez-vous dans le hall du musée