LEFEVRE Carol – Anne, VANQUICKELBERG Inès, MAISONNEUVE Emmanuelle — Mille et une senteurs
🧑🎓 M2 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels et Parcours Exposition / Production / Diffusion des œuvres d’art contemporain, Université de Lille.
Mille et une senteurs est un atelier olfactif et participatif, invitant à découvrir autrement une dizaine de plantes et épices issues des partages entre l’Occident et l’Orient. Cet atelier explore le thème du reflet de soi à travers ces espèces végétales aux formes, aux goûts et aux odeurs, aujourd’hui ancrées dans notre quotidien. Les participant•es sont invité•es à partager les souvenirs et sensations que ces odeurs peuvent susciter. Chacun•e peut témoigner à l’écrit ou à l’oral.
L’atelier met à l’honneur la capacité de l’odorat et de la mémoire olfactive à faire écho à nos souvenirs, nos expériences et nos relations sociales. Une attention particulière est portée aux histoires, révélant une multitude de récits, d’anecdotes et autres fragments de vies. Avec la participation du public du Louvre-Lens, ces témoignages riches et variés permettront de constituer une histoire collective et intime. Les récits seront ensuite rassemblés dans une installation photographique et sensorielle dont les prémices seront créées lors de l’atelier.
👉 Atelier sensoriel
📍 Bulle accueil
📅 Samedi et dimanche de 11h à 12h et de 14h à 17h
📸 2026, Atelier olfactif, plantes et épices en flacons de verre, cartes, dispositif d’enregistrement, série photographique modifiée à l’encre de Chine, dimensions variables
🧑🎓 Doctorante en Arts de la scène à l’Université de Lille.
Écho filmique à l’exposition Par-delà les Mille et Une Nuits. Histoires des orientalismes.
Devenir auteur.rice et acteur.rice de votre propre histoire, le temps de raconter un objet, un souvenir, un lieu, une odeur, une chanson…
Partager quelque chose d’un ailleurs qui vous appartient, face caméra.
Écrire, puis exposer, au pupitre-lux, cette trace en vous, proche, ou lointaine, ici et maintenant.
Cette micro conférence filmique deviendra un documentaire participatif.
👉 Documentaire participatif
📍 Atelier du Pavillon de verre
📅 Dimanche de 13h à 16h
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille et Double Cursus DNSEP École Supérieure d’Art Dunkerque/Tourcoing.
Mon projet s’apparente à un rideau en fil de fer. Comme le WAX africain, il reprend le motif « fleur de mariage » et le coton. Matériau de fabrication du WAX, le coton est ici coincé dans le fil de fer, arraché, telle une peau violentée. De la cire blanche recouvre partiellement le coton. Là encore, elle fait écho au processus de fabrication du tissu, tout en renforçant l’effet de peau fragilisée.
Mon projet interroge le regard porté sur le continent africain. Ce continent, riche de multiples ressources, est souvent perçu à travers le prisme occidental qui le considère comme un espace d’intérêt et d’exploitation. Ensemble, les motifs et le tressage de fer recouvert de cette membrane symbolisent l’emprisonnement, la contrainte, une force subie qui arrache ses ressources au continent. À travers cette installation, je souhaite soulever une problématique essentielle : celle d’un regard oppressant qui continue de peser sur cet ailleurs, et qui témoigne d’un rapport de domination encore présent dans les imaginaires contemporains.
👉 Installation
📍 Atrium
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, installation fil de fer, coton et cire blanche, 150 x 100 cm
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille.
Sans corps est une reproduction du drap satiné et du voilage blanc issus de l’œuvre L’Odalisque à l’esclave, réalisée en 1839 par le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres. Ces éléments reprennent les courbes de l’Odalisque sans la présence physique du corps. Au-delà de la réinterprétation de l’Odalisque, mon intention s’articule autour d’un questionnement : comment rendre réel un corps autrefois fantasmé ? En laissant voir uniquement le tissu, je veux montrer que le corps de la femme a souvent, dans l’histoire, été réduit à un support esthétique. Le corps n’est plus montré mais son absence devient centrale. Le drap agit comme un objet-mémoire, une trace de ce qui n’est plus. Dans l’œuvre d’Ingres, le tissu corporel est représenté comme éternel et figé dans une beauté intemporelle. Or, la réalité des corps est de vieillir et de disparaître. Seuls les objets subsistent au temps.
👉 Sculpture
📍 Galerie du temps
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, sculpture textile, 150 x 200 cm
🧑🎓 M2 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille.
L’image défaite est une installation composée d’une série de plaques de métal de petit format gravées. L’ensemble forme un large panneau dont la surface saturée, donne à voir une pluralité de points de vue. Les gravures sur les plaques, quant à elles, suggèrent des images de guerre, de conflits politiques et sociaux.
Ce travail interroge le regard occidental porté sur des événements qui surviennent dans des régions dites « lointaines ». Il s’agit d’examiner les modalités de diffusion et de monstration de ces images souvent stéréotypées en raison de leur manipulation par des algorithmes ou des intelligences artificielles. Par exemple, dans la recherche d’images liées au contexte de crise du Moyen-Orient, la représentation de la femme orientale tenant son enfant décédé à la suite d’un conflit semble être une figure récurrente. De fait, l’accumulation de ces images, toutes analogues, qui circulent sur internet, génère une impression de motif, voire une correspondance visuelle avec l’iconographie chrétienne du martyr. L’image défaite invite alors à réfléchir sur la façon dont certaines représentations sont ancrées dans l’imaginaire collectif.
👉 Installation
📍 Hall
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, installation, plaques de métal gravées, structure métallique sur mesure, dimensions variables
🧑🎓 M2 Master Arts, parcours Exposition et Production des œuvres d’art contemporain, Université de Lille.
Regards croisés est une exploration du thème de l’ailleurs à travers des photographies numériques couleur travaillant la matière à reflet. Dans cette série, l’ailleurs n’est pas envisagé comme un autre pays ou un espace extérieur, mais comme un lieu intérieur, un territoire intime qui se manifeste dans la déformation du reflet. Les surfaces réfléchissantes deviennent des zones de passage où deux réalités se croisent : celle du monde visible, concret, que l’objectif capte ; et celle, plus diffuse, d’un regard intérieur qui se projette et se déforme au contact de la matière. Le reflet agit comme un filtre. Il perturbe, fragmente, étire ou brouille l’image, créant des rencontres visuelles inattendues. Ces déformations ne sont pas des accidents : elles constituent l’essence même du projet. Elles matérialisent cet ailleurs intérieur, cet espace parallèle qui existe en nous, mais que l’on perçoit rarement.
Regards croisés interroge un ailleurs intime, sensible, révélé par la couleur et saisi par le regardeur. L’image devient un miroir du dedans.
👉 Photographie et studio photo le samedi de 11h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30
📍 Médiathèque
📅 Samedi et dimanche
📸 2025, série photographique, 50 x 70 cm chacune
🧑🎓 M1 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille et Double Cursus DNSEP École Supérieure d’Art Dunkerque/Tourcoing.
Le projet explore la notion d’ailleurs à partir d’un lieu réel, mais dissimulé. Les carrières de craie souterraines situées sous la métropole lilloise sont un ailleurs invisible, et pourtant proche géographiquement.
À la frontière du documentaire, les photographies montrent la cohabitation entre un espace minéral brut et des traces humaines contemporaines. Ce monde souterrain apparaît comme le reflet inversé du monde extérieur : un espace silencieux et figé, où subsistent pourtant les marques de nos usages et de notre présence. De cette superposition naît un lieu paradoxal, à la fois habité et désert, figé et vivant. L’ailleurs n’est plus un espace lointain, mais un miroir enfoui sous la ville, révélant notre rapport au territoire, à la mémoire et à l’invisible.
Le choix de la carte postale détourne un objet associé au voyage et au souvenir. Présentées sur un portant, les images reprennent les codes de la diffusion touristique et interrogent la manière dont un lieu caché peut devenir une image circulante, participant à la fabrication de l’ailleurs.
👉 Photographie
📍 Atrium
📅 Samedi et dimanche
📸 2025, installation, série photographique, cartes postales format A6 (14,8 x 10,5 cm)
🧑🎓 Doctorante en Arts Plastiques et Visuels à l’Université de Lille.
Ma recherche s’attache à définir les contours d’un « voir-confus » en photographie. Le mot « confus » vient du latin confusus, participe passé de confundere (« mêler, fondre ensemble, confondre »), qui conduit à l’idée d’un mélange où les choses perdent leur séparation propre. « Voir-confus », c’est donc appréhender un ensemble dont les éléments sont présents mais non discernables, comme dans un souvenir mal organisé. Cette confusion se distingue du « flou », qui renvoie d’abord à un défaut de netteté optique ou formelle : ce qui est flou manque de précision dans les contours, dans la mise au point, tandis que ce qui est confus manque d’ordre et de structuration, comme une incapacité du regardeur à ajuster ce qu’il voit. Que voyons-nous dans ce travail photographique ? Où sommes-nous ? Vers où porter le regard ?
Ces images superposées peuvent être comparées aux strates archéologiques d’un territoire, ici les Hauts-de-France, témoignant de son évolution au fil de son histoire et de ses métissages. Pendant près de trois siècles, des ressortissants belges, algériens, polonais, italiens et marocains se sont installés dans la région pour répondre aux besoins de l’exploitation du charbon. L’Orient y est présent. Ces photographies peuvent être vues comme des réminiscences de nos récits migratoires qui résonnent avec notre présent et affleurent à la surface.
👉 Photographie
📍 Hall
📅 Dimanche
📸 2026, photographies sur plexiglas
🧑🎓 M2 Master Arts, parcours Pratiques et recherches en arts plastiques et visuels, Université de Lille.
« {…} Ainsi, sur l’étoffe faite de l’entrecroisement du temps qui passe et de la mémoire des évènements, l’Histoire apparaît comme un motif que chaque individu saisit en un récit. »
Hatakeyama Naoya, 2009
Familja, présente le reflet de soi à travers la famille, et notamment la représentation documentaire d’un lieu symbolique : la maison familiale. Cette maison qui réunissait autrefois, est devenue un ailleurs, par son abandon et les souvenirs du passé qui l’habitent.
L’artiste propose deux temporalités vidéo-projetées. La première projection donne à voir des photographies numériques en noir et blanc, de la maison dans son état actuel : un lieu figé et marqué par le temps. La deuxième projection montre des photographies argentiques vernaculaires, faisant entrer des images domestiques issues de l’archive familiale, au sein de l’espace d’exposition. Ces photographies en couleurs font alors écho à celles en noir et blanc et prolongent la réflexion sur le reflet de soi et les regards croisés.
👉 Installation
📍 Atrium
📅 Samedi
📸 2025, photographies numériques et argentiques, 2 vidéo-projections, dimensions variables