Ecole supérieure d’art Dunkerque Tourcoing/Site Tourcoing — Le reflet comme témoin
BRANCO Mafalda
🧑🎓5ième année DNSEP
Atelier monotype
Cet atelier explore la notion de reflet, en la rattachant à ce que peut nous révéler l’idée d’un ailleurs. Envisagé comme un témoin instable, le reflet servira à expérimenter/questionner le regard porté, la trace, l’image indirecte, faite de projections, de mémoires fragmentaires.
Par le biais du monotype, les participant·es travaillent la relation entre l’image créée sur la plaque et son tirage : deux formes qui se répondent et se transforment. La matrice conserve l’empreinte du geste, tandis que l’impression en devient le reflet inversé, partiel.
Entre geste plastique et réflexion critique, l’atelier propose de considérer chaque image comme un témoignage : non une vérité, mais la trace d’un mouvement, en lien avec le regard porté sur la notion de reflet, où original et empreinte conversent pour réinventer, s’approprier les imaginaires liés à l’ailleurs.
👉 Atelier monotype
📍 Galerie du temps
📅 Dimanche à 11h, 14h30 et 16h
BRANCO Mafalda
🧑🎓5ième année DNSEP
Le travail de Mafalda Branco explore la notion d’habiter comme une expérience intime liée à la construction de l’identité. Le chez-soi y apparaît comme une notion instable, façonnée par le temps et la mémoire en constante transformation au fil des déplacements et des expériences vécues. Pour l’exposition au Louvre-Lens, elle présente deux œuvres en photogravure représentant les falaises de Madère, son lieu d’origine. À travers ces paysages, elle interroge le rapport entre ancrage et éloignement. L’ailleurs devient un territoire mental autant que géographique, où se mêlent souvenir et réinterprétation.
La plaque de gravure et son tirage se répondent comme deux temporalités d’un même lieu. Leur mise en regard engage un dialogue entre le paysage natal (matrice, lieu d’ancrage) et son image transformée et éloignée (tirage). Ce décalage interroge la manière dont un lieu familier peut progressivement s’éloigner, se déplacer dans la mémoire et devenir presque « étranger » à soi-même.
👉 Photographie
📍 Pavillon de verre
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, Photogravure, Plaque (Zinc) et tirage (papier Fabriano), 50 x 60 cm
BOURCEVET Pierre
🧑🎓3ième année DNA.
Mon travail artistique s’invente aux lisières du rêve, pensé comme un ailleurs — un territoire flottant où les corps surgissent, s’effacent, se fragmentent puis se ré-assemblent dans une clarté fragile. J’explore cet espace comme une traversée nocturne, un lieu d’écart où le visible vacille. Je tente d’y faire émerger la lumière depuis l’obscurité, non comme un simple contraste, mais comme une révélation intime de ce qui, dans le rêve, affleure et insiste. Le noir et blanc intensifient cette dérive : le blanc ouvre une brèche, le noir recueille, et entre eux se déploie une atmosphère incertaine, suspendue entre présence et disparition. La lumière y agit comme un souffle. Elle dévoile autant qu’elle voile, étire les frontières du perceptible, structure la composition, guide le regard et invite à une lecture sensible de ce qui se trame dans cet ailleurs nocturne.
👉 Peinture
📍 Atrium
📅 Samedi et dimanche
📸 2025, peintures à l’huile sur toile, 1m x 1m
BEVE Émilie
🧑🎓3ième année DNA.
Le vitrail représente un paysage urbain nocturne, traversé par une ouverture partiellement voilée : une porte dont le verre transparent est stratifié. Cette strate devient un seuil, une limite que l’on peut potentiellement franchir, ou non. Les liens avec l’orientalisme se tissent dans la manière dont le vitrail travaille la transparence, la profondeur et le regard porté à travers une fenêtre. Des œuvres orientalistes jouent souvent de ce rapport entre intérieur et extérieur, entre ce qui se montre et ce qui se devine derrière un écran, une grille, une ouverture. Cette strate devient un seuil visuel : un passage non pas physique, mais optique, qui interroge la manière dont le regard traverse et habite l’espace. Ce projet fait écho aux nombreuses représentations orientalistes où l’espace est construit comme un passage entre réalité et imaginaire.
👉 Vitrail
📍 Pavillon de verre
📅 Samedi et dimanche
📸 2025, Vitrail au plomb, bois, 123 x 60 x 20 cm
BELAZAR Nouheïla
🧑🎓5ième année DNSEP.
Le projet que je propose pour l’exposition au Louvre-Lens s’articule autour de TinkerBell, un costume sonore en métal et fils crocheté. Cette pièce explore la représentation du corps féminin, en particulier à travers une influence maghrébine, et s’inspire des images héritées de l’Orientalisme, comme la figure de l’odalisque : un corps figé, offert au regard, décoratif et silencieux. À travers TinkerBell, je tente de détourner les codes visuels : corset, crinoline, corps modelé. Une dimension sonore s’y ajoute: clochettes, frottements et vibrations transforment le costume en un corps qui résonne et se réapproprie sa présence. Là où l’image traditionnelle enferme, le costume sonore ouvre un espace d’expression, de réhabilitation et de narration.
Ce projet questionne les mécanismes de contrôle et de projection sur le corps féminin tout en proposant un nouveau regard et une lecture contemporaine. Il met en opposition les notions de contrainte et de liberté, de l’image figée et du corps vivant, mouvant et invite à réinventer la représentation du corps africain/nord-africain dans l’art. TinkerBell met ainsi en tension permanente la contrainte et le désir d’émancipation, le silence pesant et le son diffus, l’image des corps que l’Histoire a figés et de ceux tentant de se libérer.
👉 Installation
📍 Hall
📅 Samedi et dimanche
📸 2024, Métal, laine, fil polyamide, piezo, 190 x 90 cm.
Simon Auverlot, Lois Bertaut, Chloé Bigorgne, Neo Bodquin, Martin Bouchez, Antoine Camier, Thomas Colette, Chloé Comyn, Anaëlle Dreux, Noé Fillmann, Kentin François, Brandon Grattepanche, Assyna Griffith, Constant Guerlet, Tristan Lallart, Louis Lambert, Sacha Laurent, Lauryne Lenglart, Fleix Lilin, Clémence Oblez, Luca Pederencino, Carla Petit, Ines Sbai, Gabriel Selliez, Yasmine Timimoun, Elise Wiart
🧑🎓 Licence 3 Arts, parcours Musique et musicologie.
Comme chaque année, les étudiants et les étudiantes du cours d’invention instrumentale (composition) créent des œuvres musicales spécifiques en lien avec les œuvres et les thématiques des expositions temporaires du Louvre-Lens. La finalité est de pouvoir jouer les créations in situ au contact des collections qui les ont inspirées.
Celles de l’exposition Par-delà les mille et une nuits. Histoires des orientalismes pourront se tenir à l’ouverture tandis que les œuvres consacrées à l’exposition Gothiques seront réalisées dans la Galerie du temps, près des œuvres gothiques.
👉 Concert
📍 Hall entrée exposition temporaire et Galerie du temps
📅 Samedi à 14h entrée exposition temporaire et à 15h30 en Galerie du temps
🧑🎓Master Arts, parcours cinématographique, Université de Lille.
Lettres d’Égypte mêle fiction et images documentaires. Il s’articule autour des lettres fictives de Naël, professeur de français au Caire, écrites pendant la révolution égyptienne de 2011 et découvertes après coup (de nos jours) par sa nièce française Asma, à la mort du père de cette dernière. Ce dispositif anachronique permet de faire dialoguer la grande Histoire avec ses bouleversements politiques et la petite histoire familiale, plus intime, mais non sans lien avec la première. En croisant archives, images du quotidien et scènes de lecture, le film interroge la transmission des idéaux révolutionnaires, leurs espoirs et leurs trahisons. Inspiré notamment par le cinéma de Chris Marker et de Jean Rouch, le court-métrage explore la persistance des révoltes à travers le temps, et questionne ce que signifie hériter d’un combat inachevé.
👉 Photographie
📍 Hall
📸 2026, vidéo, projection, 20 minutes
Ines Berthe, Mathilde Beuzelin, Leni Carpinelli, Marie Debock, Thaïs Lalou, Nathan Mai, Stanislas Munch, Manon Pennetault, Gaëlle Roger-Riboulet, Charly Corcy.
🧑🎓 Master Arts, parcours Pratiques critiques en danse, Université de Lille. Licence 3 Parcours Études en danse.
Le regard sur L’Orient, entre fascination et mise à distance, génère une esthétique de la courbe et de l’arabesque. Les corps sont mis en scène par des attitudes entre prestance et lasciveté, des costumes qui entourent ou dévoilent le corps.
Nous tenterons de voir comment l’autre, comme un miroir tendu, influence alors nos danses et notre façon habiter l’espace.
👉 Performances dansées
📍 Pavillon de verre
📅 Dimanche à 14h et à 15h
📸 2026, Marine Combrade, Sans titre. Modèle : Emma Courderc
🧑🎓 M2 Master Arts, Parcours Exposition / Production / Diffusion des œuvres d’art contemporain, Université de Lille.
À l’occasion du WELL26, nous souhaitons faciliter la déambulation des visiteur-euses au sein des différents espaces du musée, et faire des liens entre les œuvres des étudiant-es, et les expositions permanente et temporaire du Louvre-Lens.
À travers des “visites volantes”, interactives et spontanées, nous proposons de sortir du cadre de médiation classique, qui place généralement le-a spectateur-ice dans une attitude passive et contemplative. Les volontaires se verront proposer une médiation personnalisée, allant de la visite guidée interactive et structurée à la médiation légère et furtive en fonction de leur temps et de leurs envies. Ces médiations porteront sur une sélection d’œuvres et de travaux de leur choix, ou un corpus communément choisi. Nos propositions prendront appui sur un « flyer-plan » conçu, en collaboration avec E-artsup Lille et le comité scénographie, comme un document didactique à destination du public.
👉 Visite parcours WELL26
📍 Hall
📅 Samedi et dimanche à 11h, 14h, 15h et 16h