E-artsup Lille — Cabinet de curiosité
Yan FLAHOU, Elisa PORCHEL, Alexandre KOSCIANSKI, Clément CANDELIER, Leo NACHTERGAELE, Axel BARBIER
🧑🎓BACHELOR GAME DESIGN et BACCHELOR GAME ART 2eme année.
Envie de prendre part à une exposition virtuelle ? Les visiteurs sont invités à recréer une œuvre de l’exposition Par-delà les mille et une nuit. Histoires des orientalismes. Dans le style de l’époque au Moyen-Orient, ils les décorent à l’aide de motifs et couleurs de leur choix.
L’objet fini, celui-ci est envoyé dans le cabinet de curiosité, un endroit mystique où sont exposées toutes les créations en temps réel. Ce cabinet aux merveilles permet d’appréhender la manière dont chacun et chacune se représentent les œuvres orientales. Et vous, quel objet choisiriez-vous ?
👉 Médiation numérique
📍 Entrée de la Galerie d’expositions temporaires
📅 Samedi et dimanche de 11h à 13h et de 14h à 17h
CHANTRIAUX Marine, PETITIER-CHOMAILLE Margot, ADONIEVA Daria, BORDERIES Eliott, DEVAUX Max, DOVERGNE Lisa, GRUIT Baptiste, GAU Maylis, MOUSAIN Eve, FOO TAM FONG Joyce, SOYAH Bilel, Estelle, MALAVIELLE Eloïse, HERLIN Lou, ROUBERT Marilou, MICHI Anne-claire, YOUNSI DAHBI Adan, FERNET Eugénie, MASILU Talia, TRINH Kim Mai, ASADNIA Sara, BORGNE Léa, COLLERET Clara, LENNE Manon, MALAVIELLE Eloïse, GODARD Manon, LECOCQ Camille, RIVILLON Audrey, THAI Khanh Linh, DUCASSE Emy, SALM–SAPORTA Emily, MESLEM Agathe, PAIS PAIVA Iara, FWAKASUMBU Adryen
🧑🎓3ième année DNA design graphique.
Nous proposons une lecture contemporaine, poétique ou informative sur 33 œuvres sélectionnées dans la Galerie du temps du Louvre-Lens.
Chaque élève a choisi une œuvre et réalisé une augmentation (animation, son, 3D, photo, texte,…) mettant en scène l’objet ou le tableau et révélant un enjeu esthétique, historique ou personnel.
Le résultat est à observer par le public via une application gratuite à télécharger sur smartphone (« artivive »). Lors du week-end du WELL26, les élèves proposent aux visiteurs la médiation de l’usage du dispositif avec l’explication de leur création.
👉 Visite augmentée
📍 Galerie du temps
📅 Samedi et dimanche de 11h à 12h30 et de 14h à 17h
Olivia AFFOYON / Nina AGUANO / Romane BARBA LOPEZ / Victor BUORO TURETTI / Lison CARESMEL / Ulysse CHEVRET / Mathilde CHICHEREAU / Juliette CLÉMENT / Ysé COHEN / Théo CROCHARD / Méline DARGENT / Ysabeau de PIMODAN / Batiste DELATTAIGNANT / Lucas DELROEUX / Emma DIDIERJEAN / Lise DUFOUR / Galatée GARAT-BALTA / Gabrielle HERMET-CROZAT / Ambre LEBORGNE / Aimée LOISEL / Capucine NAKHONEVONGSAKD / Sophie NICOLAZO DE BARMON / Tancrède PEYRONNE / Tom RABAUD / Léa ROA – JAILLET / Lou SAINT-SOLIEUX / Léa TRAMATI
🧑🎓2e année DNA design graphique.
En regard de l’exposition Par-delà les Mille et une Nuits, Histoire des Orientalismes, les étudiants de deuxième année de l’Ésad d’Amiens ont réfléchi à une figure contemporaine de Shéhérazade. Ils ont imaginé une Shéhérazade actuelle, soit en trouvant dans le monde contemporain un personnage qui leur semblait présenter les mêmes qualités. Leur contrainte était de construire un portrait en un diptyque composé d’une part, à gauche, d’une planche comportant un texte bref commençant par « Shéhérazade, vingt ans… », et d’autre part, à droite, d’une planche d’image en pleine page.
👉 Affiche
📍 Salon des mécènes
📅 Samedi et dimanche
YANGYANG Zou
🧑🎓3ième année DNA.
Le travail de l’artiste s’inscrit dans une réflexion entrant en résonance avec les nombreuses problématiques soulevées par l’histoire des orientalismes. À travers une reconfiguration du réel par un espace fluide, libre, mais toutefois traversé par des tensions invisibles, l’artiste ne cherche ni à représenter, ni à incarner une figure donnée. L’errance des personnages, leur présence insistante témoignent d’une agentivité limitée, mais sensible à une manière d’exister malgré les cadres imposés. Tout comme dans les relectures contemporaines de l’orientalisme, il s’agit là moins de montrer que de déplacer, moins de définir que de laisser advenir une présence silencieuse, mais irréductible.
👉 Installation
📍 Pavillon de verre
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, Huile sur panneaux de bois de forme irrégulière, dimensions variables
LIEBAERT Nathan
🧑🎓3ième année DNA.
Métamorphose est une sculpture en tôles d’acier inspirée des pierres polies par le temps et les éléments. Ses formes simples et arrondies évoquent les Vénus pariétales et précycladiques. Fonctionnant comme un miroir grâce aux techniques de façettage du métal, la pièce invite le spectateur à s’interroger sur « l’ailleurs dans le temps » et sur les héritages artistiques de l’humanité, en dialogue avec les collections du musée et l’exposition L’ailleurs, matière à reflet.
👉 Sculpture
📍 Galerie du temps
📅 Samedi et dimanche
📸 techniques de fonderie, aluminium, 17 x 5 cm
LAPAUW Alix
🧑🎓3ième année DNA.
Cette céramique aux formes anthropomorphes et à la surface polie nous rappelle les courbes d’un corps et le fini satiné de la peau. Elle est placée sur un tapis qui, aux yeux des Européens, évoque l’Orient. Cette pièce fait ainsi écho à la manière dont les peintres français ont représenté de façon idéalisée les corps féminins des pays du sud-est. Sources de fantasmes pour ces hommes, les femmes sont souvent montrées comme lascives sur des tapis et des coussins.
Cette céramique est pensée comme un objet qui reflète la place qu’accordaient les artistes occidentaux aux figures féminines. On observe alors cette forme, semblable aux courbes de la chair, allongée sur cette surface de textile. Le travail de la terre associé à l’utilisation de tapis nous rappelle aussi les objets et pratiques artisanales des différents pays d’Orient qui sont, eux aussi, fréquemment illustrés dans les peintures européennes.
👉 Sculpture
📍 Pavillon de verre
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, Grès, tapis, 180x30x120cm
KARPOVA Daria
🧑🎓5ième année DNSEP- Art image.
Elles bougent! est un film expérimental qui interroge l’« ailleurs » comme construction fantasmatique issue du regard occidental. Il prend pour point de départ les peintures orientalistes du harem, où des femmes dénudées sont enfermées dans le cadre pictural.
Le film se compose d’une superposition de corps féminins nus, fragmentés et anonymes, privés de visages et démultipliés jusqu’à l’abstraction. Les silhouettes s’entremêlent, créant une image dense et instable qui évoque la répétition et l’enfermement de ces figures dans un même imaginaire.
Le choix de couleurs vives et de transparences s’inspire des tissus et des atmosphères oniriques de la peinture orientaliste, révélant l’ambiguïté entre séduction visuelle et violence symbolique.
👉 Film
📍 Auditorium
📅 Samedi et dimanche à 11h et 16h
📸 2026, Film 5 minutes 24
HALABI Nadim
🧑🎓4ème année DNSEP.
Point aveugle est une sculpture suspendue prenant la forme d’un tarbouche en béton, dont la légèreté originelle est remplacée par une masse lourde et immobile. En rendant cet objet culturel impossible à porter, l’œuvre propose une réflexion sur le poids symbolique de l’identité, de la mémoire et des déplacements contemporains. Elle interroge les zones d’invisibilité qui entourent les trajectoires migratoires et les conditions d’existence des personnes vivant entre plusieurs territoires. Entre héritage et adaptation, présence et absence, la sculpture évoque un état de tension permanente.
👉 Installation
📍 Hall
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, Béton, corde noire, dimensions variables
DUSSART Axelle
🧑🎓3ième année DNA.
De chaque côté de ce socle, un cheval dont le corps est recouvert d’une accumulation de harnachements. L’un renvoie à l’empereur Aurangzeb, l’autre à Louis XIV.
Au XVIIe siècle, tous deux gouvernent un pays en utilisant l’image du cheval comme symbole de conquête et de puissance. L’animal devient outil, support de prestige, figure de la dominance d’un État.
À partir de représentations d’époque, sculpturales et picturales, le cheval apparaît comme une figure interchangeable au service de la glorification du souverain sur son dos. Il cesse d’être individu pour devenir emblème, objet intégré à une mise en scène du pouvoir.
En reprenant les détails des harnachements observés dans ces images, il est mis en évidence que les différences culturelles entre ces deux figures historiques ne changent rien dans cette même relation au vivant non-humain. Derrière ces variations graphiques, persistent une même logique : celle d’une instrumentalisation liée à une espèce réduite à incarner l’autorité et la domination. Sous le poids des ornements, que reste-t-il du cheval, au-delà de sa fonction politique ?
👉 Installation
📍 Pavillon de verre
📅 Samedi et dimanche
📸 2026, Impression sur papier, bois, métal, 160×110