Une rentrée avec Alexandre le Grand - Louvre-Lens

Une rentrée avec Alexandre le Grand

Une plongée ludique dans l'Antiquité avec Chloé, en lien avec les œuvres de la Galerie du Temps !

Temps de lecture estimé : 10 minutes

Eh oui, ça y est, c’est la rentrée ! Aujourd’hui je vous propose de la vivre autrement, en vous racontant comment cela se passait au temps d’Alexandre le Grand.
Ce dernier est aujourd’hui encore connu et reconnu comme l’un des plus grands conquérants de l’histoire. Tellement grand, qu’il inspirera de futurs grands rois tel que Louis XIV !

Mais comment en est-il arrivé là ? A-t-il suivi des cours ?

D’après Lysippe (actif vers 370-300 avant J.-C.) – Alexandre le Grand, roi de Macédoine (336-323 avant J.-C.), copie romaine d’un portrait de bronze d’Alexandre nu brandissant une lance – Vers 130 après J.-C. Marbre – H. 62 cm – Paris, musée du Louvre – © RMN-GP (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

Voyageons dans le temps à la découverte de cette antique rentrée …

Alexandre est né au mois de juillet, en -356 à Pella, en Macédoine (royaume situé au nord de la Grèce, dans l’Antiquité). Ses parents, le roi Philippe II et son épouse Olympias, veulent pour lui la meilleure éducation qui soit.

Comme beaucoup de jeunes Grecs, Alexandre est d’abord confié à une nourrice, Laniké, jusqu’à ses sept ans. Eh oui ! Pas d’école maternelle au temps d’Alexandre ! Il commence cependant à recevoir une éducation linguistique et historique, grâce aux histoires et chants contés par sa nourrice.

Cette période est appelée l’époque classique grecque. À la mort d’Alexandre en -323, une période de transition avant l’Empire romain débute sous le nom de période hellénistique.

Une fois les sept ans atteints, la véritable éducation d’Alexandre débute. Il est confié à un précepteur et pas n’importe lequel ! Aristote, grand philosophe de l’antiquité, lui apprend énormément, mais surtout, lui fait découvrir l’Iliade, l’une des œuvres majeures du mythique Homère, version unique annotée par Aristote lui-même.

Souvenez-vous, c’était l’une de nos expositions temporaires de l’an passé ! Alexandre se passionne tellement pour cet ouvrage que la légende raconte qu’il ne le quitte plus et va même jusqu’à dormir avec, en plaçant l’ouvrage sous son oreiller. Il se passionne surtout pour un héros en particulier, Achille, avec qui il a des points communs. Tous deux ont un caractère qui vacille entre bon et mauvais, calme et colérique, doux et brutal.

Leurs mères respectives ont des origines célestes : celle d’Achille, Thétis, est une néréide (et qui aurait enfanté Achille avec Zeus) et celle d’Alexandre, Olympias, est selon certaines légendes de la famille de Zeus et d’Héraclès.

Rome ?, Italie – Jupiter, roi des dieux romains, portant le foudre et accompagné de l’aigle – Vers 150 après J.-C. – Marbre – H. 1,85 m – Paris, musée du Louvre – © RMN-GP (musée du Louvre) / Philippe Fuzeau

Enfin, leurs exploits à la guerre ont rendu leur nom immortel !

D’ailleurs, pour avoir un tel destin, l’éducation d’Alexandre ne s’arrête pas à l’Iliade. En tant que futur roi, il doit bien évidemment savoir monter à cheval, chasser, combattre et être sportif ! Il s’entraine au combat durant de longues heures et pratique plusieurs sports tels que la lutte, la course à pied, le lancement du javelot mais aussi du disque, comme notre célèbre Discophore dans la Galerie du temps !

D’après Naucydès (actif vers 400-390 avant J.-C.) – Athlète tenant un disque, copie romaine d’un « Discophore » de bronze – Vers 130-150 avant J.-C. – Marbre – H. 1,67 m (avec la plinthe) – Paris, musée du Louvre – © RMN-GP (musée du Louvre) / Daniel Lebée et Carine Deambrosis

Vous l’aurez compris, comme pour beaucoup de choses, l’héritage des Grecs est toujours présent, même à l’école !

Cette période est appelée l’époque classique grecque. À la mort d’Alexandre en -323, une période de transition avant l’Empire romain débute sous le nom de période hellénistique.

Et vous, votre rentrée ? Aussi chargée que celle d’Alexandre ?