fbpx

Coup de foudre au musée !

Coup de foudre au musée !
Et si rencontrer une œuvre d’art donnait des papillons dans le ventre ? Gunilla vous guide dans cette aventure...

Et si rencontrer une œuvre d’art donnait des papillons dans le ventre ?

Et si les objets d’art pouvaient nous conseiller et nous inspirer en amour ? Plusieurs œuvres nouvellement arrivées en 2021 dans la Galerie du temps sont des représentations d’amants ; selon les époques et les cultures, leurs techniques de séduction sont différentes.

Rendez-vous au musée du Louvre-Lens pour les découvrir !

Pietro de Berrettini, dit Pierre de CORTONE, Cortone (Italie), 1597 – Rome, (Italie), 1669, vers 1625 – 1650, Vénus apparaissant à Énée, huile sur toile © 2003 RMN-Grand Palais (musée du Louvre) Franck Raux

 

Le peintre italien Pierre de Cortone réalise ce tableau pour un collectionneur parisien vers 1630. Le sujet mythologique est tiré de l’Énéide, écrit par Virgile au 1er siècle avant Jésus-Christ. Le guerrier troyen Énée et son compagnon Achate rencontrent une jeune fille surgissant de la forêt. C’est la mère d’Énée, Vénus, la déesse de l’amour. Elle est accompagnée de Cupidon et de quatre angelots potelés qui volètent avec des airs effarouché, déterminé, voyeur, moqueur ou détaché.  L’un d’eux prépare la flèche qui annonce la future passion d’Énée pour Didon, la reine de Carthage.

Plusieurs œuvres, dans la Galerie du temps, présentent des amoureux pensifs ou des couples se regardant avec passion. Contemplons un instant ce jeune homme à la mine tourmentée, minutieusement peint sur un plat iranien…

Iran (Monde iranien – Caucase), vers 1500-1600, Plat au jeune homme entouré de fleurs, céramique, décor peint sur engobe sous glaçure transparente, dépôt du musée des Arts Décoratifs de Paris – Legs Whitney, Thomas Bryan, 1931, Musée du Louvre, département des Arts de l’Islam © 2007 Musée du Louvre Raphaël Chipault

 

Ainsi au 16e siècle, dans l’Iran safavide, les artistes s’inspirent-ils des motifs de la poésie persane : les amants languissants. La figure du jeune prince coiffé d’un lourd turban, dans un jardin fleuri, fait écho à Majnun qui rêve à son aimée Layla, dans le poème de Nezâmi (c. 1141-1209), poète persan réputé.

Le beau Qaïs, amoureux de sa cousine Layla, exprime ses sentiments dans sa poésie. Or, chez les Bédouins dont il fait partie, l’usage veut que ce soit les pères qui organisent les mariages. Ceux de Layla et le sien prennent donc ombrage des déclarations du jeune homme et refusent leur union, ce qui provoque la folie de Qaïs. Il est alors surnommé le majnoun (le fou) de Layla.

Un jour qu’il est chez-lui, rêvant comme toujours à Layla, on vient l’informer que celle-ci est venue le visiter. Il lui fait alors dire de « passer son chemin, car Layla m’empêcherait un instant de penser à l’amour de Layla. »

Il finit sa vie dans le désert, seul avec les animaux sauvages.