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Propre comme un sou neuf ! Épisode 3 : Santé et beauté en Mésopotamie, une mécanique bien huilée

Borne (kudurru) représentant Gula, déesse de la Médecine, et le panthéon babylonien

Babylone, Mésopotamie (Iraq actuel)
Borne (kudurru) représentant Gula, déesse de la Médecine, et le panthéon babylonien
Vers 1200-1100 avant J.-C.
Calcaire
H. 36 ; L. 20 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN-GP (musée du Louvre) / Raphaël Chipault

Kuduquoi ?

Cette stèle en pierre sombre est un ku-du-rru. C’est un mot akkadien qui désigne des stèles de pierre inscrites. L’akkadien est une langue aujourd’hui éteinte, parlée jusqu’au 1er millénaire av. J.-C. en Mésopotamie. Ce kudurru a été trouvé sur le site de l’antique Babylone (en Iraq actuel), situé entre deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate. Cette ville était très prospère au 2e millénaire avant Jésus-Christ. C’était une capitale politique et un centre religieux important.

La blague des spécialistes :

Comment retenir le nom des deux fleuves mésopotamiens, le Tigre et l’Euphrate ?

Rien de plus simple, grâce à cette phrase magique :

« La poule a tellement peur du tigre, que l’œuf rate ».

Mille bornes

Le kudurru désigne une borne en pierre qui officialise un don de terre, fait par exemple par un roi pour récompenser un haut fonctionnaire ou un proche.

On a retrouvé des dizaines de kudurru. En général, y figurent des reliefs représentant des dieux sous différentes formes, et parfois le roi ou les destinataires du don. Très souvent, on y trouve aussi des registres d’écriture : la description de la donation, et des malédictions à quiconque contesterait ou empêcherait le don (ambiance…).

Ces bornes ne prenaient pas place sur les terres qu’elles mentionnaient : on les plaçait dans des temples, sous le regard protecteur des dieux.

Ce kudurru figure, dans sa partie supérieure, trois divinités sous forme d’astres : Sin, Ishtar et Shamash représentés respectivement par le croissant de lune, l’étoile et le soleil. Ils sont garants de la donation.

SOS Gula j’écoute ?

Zoom sur la déesse Gula, représentée assise juste en dessous, de profil, avec une robe à franges et un haut couvre-chef. En Mésopotamie, c’est la déesse de la guérison et la protectrice des malades. Elle connait les maladies, sait comment soigner les malades et maîtrise toutes les herbes aromatiques et autres incantations pour guérir. Son compagnon est le chien. On la vénère dans de nombreux temples, à Babylone, mais aussi à Ur, Nippur, Umma, Lagash, Uruk…

Grâce à certains textes retrouvés, les spécialistes ont pu se faire une idée de la médecine en Mésopotamie. Les habitants avaient recours à plusieurs types de soignants. Les devins étaient chargés de faire le diagnostic, et d’autres intervenants guérissaient la maladie. Des tables et des index des maladies, avec les procédés de guérison mentionnés étape par étape, ont été retrouvés. Malheureusement, les textes décrivent peu précisément les potions et les outils employés. On sait cependant que les médicaments étaient de différentes natures : végétale, minérale, ou animale. Les éléments étaient broyés, puis mélangés à de l’eau, de l’huile, de la bière, du miel ou du vinaigre. Ces potions étaient ingérées (on se pince le neeeez !), ou enduites sur les parties du corps affectées.

Sumer of love

En Mésopotamie, on sait se soigner, mais aussi se faire beau pour séduire. On aime les parfums, mais aussi l’huile parfumée. Les substances odorantes sont obtenues à partir du cyprès et du cèdre, du myrte (un arbuste), du genévrier, de roseaux odorants, de résine… Ces éléments sont pilés, réduits en copeaux ou en brindilles. Plusieurs processus d’extraction sont utilisés : à froid, en macération lente dans de l’huile, ou à chaud, en extraction dans un récipient chauffé. L’imprégnation de l’huile se divise en plusieurs étapes, qui durent de plusieurs jours à plusieurs semaines. L’huile est ensuite purifiée des résidus solides par filtrage. Elle est enfin appliquée sur la peau en massages, pour redonner souplesse à l’épiderme. Une belle peau est synonyme de bonne santé, et donc de richesse.

Le maquillage est adopté par les femmes et par les hommes, à l’occasion. Peu de sources écrites ont été retrouvées sur ce sujet, même si on sait que le guhlu, une sorte de kohl noir bleuté à base d’antimoine (un élément chimique ressemblant un peu à un métal), était appliqué sur les yeux pour souligner le regard. Il parait que la déesse Ishtar, grande prêtresse de l’amour, en mettait sur ses yeux avant de descendre aux enfers. Sur les joues, on appliquait de l’illurpâni, une pâte ocre qui donnait bonne mine. Finalement, on n’a rien inventé !

La bonne odeur avait aussi un côté divin, mystique. Les palais et les temples étaient munis d’encensoirs. Certains animaux, offerts en sacrifice, avaient même droit à une petite mise en beauté spéciale avant de rejoindre l’autre côté : une stèle mentionne un couple de colombes au regard embelli de kohl, et à la tête parfumée d’huile odorante.

Pour ce qui est de la propreté corporelle, on a retrouvé dans certains palais ce qui pourrait bien être des salles d’eau privées, destinées à des personnages importants. Le bitume qui enduisait dans certains cas le sol en briques cuites témoigne certainement d’une volonté d’imperméabilisation du sol. On a parfois dégagé dans ces petits espaces de grandes vasques en céramique, destinées à une aspersion plutôt qu’à une immersion. Les systèmes d’évacuation mis au jour montrent que les Mésopotamiens étaient très forts pour acheminer l’eau grâce à des systèmes de canalisation déjà très perfectionnés.

Et si pour se détendre, à défaut d’un bain de soleil, on se faisait une petite mise en beauté mésopotamienne ? À vos bains moussants, kohl, Terracotta, et autres huiles parfumées !

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