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Propre comme un sou neuf ! Épisode 2 : Opération poudre aux yeux

Chroniques de l’hygiène et des soins du corps à travers les âges, par Marion

Élisabeth Vigée Le Brun, Portrait du peintre Joseph Vernet (1714-1789)

Élisabeth Vigée Le Brun
Paris (France), 1755 – Paris (France), 1842
Portrait du peintre Joseph Vernet (1714-1789)
1778
Huile sur toile
H. 92 ; l. 72 cm
Paris, musée du Louvre
© RMN-GP (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi

 

Ce Joseph… quel bel homme !

En 1778, date d’exécution du portrait, Joseph Vernet est un artiste reconnu. En 1753, il reçoit en effet du roi Louis XV une commande qui va changer sa vie : la série des Ports de France.

L’enjeu est clair : témoigner de l’activité des régions françaises. Sur un total de vingt-quatre tableaux commandés, il en réalise quinze (Marseille, Bandol, Sète, La Rochelle…), puis jette l’éponge, fatigué de changer de ville tous les ans. Ce qui ne l’empêche pas d’exposer, avec succès, ses toiles !

Ce portrait a été peint par Elizabeth Vigée Lebrun, l’une des rares femmes de la scène artistique française de l’époque. Elle a 23 ans. Passionnée depuis son plus jeune âge par le dessin, elle est depuis 1774 membre de l’Académie de Saint-Luc, la confrérie des maîtres peintres et sculpteurs de Paris. Elle représente Joseph dans sa soixante-quatrième année, vêtu d’un beau costume de velours gris, sur un fond neutre. Les dentelles blanches du jabot et des manchettes mettent en valeur son visage et ses mains, tenant palette et pinceaux. Elizabeth ne représente pas tant l’artiste que l’ami qui la soutient depuis toujours. En 1783, il l’aide même à intégrer la prestigieuse Académie Royale de peinture et de sculpture, alors que ses collègues masculins tentent de lui barrer la route.

Eh oui, Joseph a la classe…

Zoom sur la tête de Joseph !

Les cheveux argentés et les rouleaux de cheveux sur ses tempes laissent vraisemblablement imaginer qu’il porte une perruque… poudrée. Un point s’impose, non ?

Comme une odeur de poudre

La poudre, aux 17e et 18e siècles, est un produit de choix, que l’on utilise depuis le 16e siècle. À la cour et dans certains milieux aristocratiques, on se farde le visage de poudre blanche, contenant souvent du blanc de plomb ou blanc de céruse, très mauvais pour la santé. On saupoudre aussi ses cheveux ou sa perruque. Avoir de la poudre blanche (souvent de l’amidon) dans les cheveux est donc un signe de propreté, peu importe à quand remonte le dernier bain. Et on ne lésine pas sur les quantités ! Elle est magique : elle se substitue à l’eau (coucou l’ancêtre du shampoing sec !), elle sent bon, elle dessèche (comprendre : absorbe l’excès de sébum) et assouplit.

Elle est donc autant un produit de lavage qu’un produit cosmétique. On s’en met sur les cheveux mais on en met aussi dans le linge. Dans les coffres. Partout. PARTOUT.

Aaaaah ! Ça sent le propre !

Aux 17e et début du 18e siècles, le mot « propre » n’a pas vraiment la même signification qu’aujourd’hui.

Par « propre », on entend surtout, dans les milieux aristocratiques, savoir se présenter aux yeux des autres, s’habiller et se coiffer de manière nette, porter des habits bien coupés. S’habiller, se coiffer et se maquiller, c’est comme jouer un personnage au théâtre. C’est de l’illusion. La propreté est donc sans rapport réel avec celle du vêtement ou du corps. Elle est visuelle et olfactive. On mélange volontiers la poudre que l’on utilise avec des essences pilées parfumées, des parfums de musc, de bois de rose, de myrrhe (une résine aromatique), de chèvrefeuille ou de lavande. En 1696, Simon Barbe, parfumeur à Paris, publie d’ailleurs « Le parfumeur français, qui enseigne toutes les manières de tirer les odeurs des fleurs & à faire toutes sortes de compositions de parfums », un véritable livre de recettes de senteurs et de poudres parfumées, destiné à la noblesse, aux aristocrates et aux perruquiers. On établit même une classification de certains parfums en fonction de leur « noblesse » : certains sont réservés au roi, d’autres aux bourgeois…

Scoop !

On a pensé pendant très longtemps que les parfums avaient le pouvoir de purifier l’air dont ils « corrigeaient » la contagion. Se promener avec des matières odorantes sur soi avait des vertus protectrices. En période d’épidémie, on recommandait même de faire des feux de matières odorantes ou aromatiques pour limiter la contagion et la propagation des infections.

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