Les cours de l'Ecole du Louvre 2020-2021 Les mercredis soirs - Louvre-Lens

Les cours de l’Ecole du Louvre 2020-2021
Les mercredis soirs

L’enseignement de l’École du Louvre est double : d’une part l’archéologie, l’histoire de l’art et des civilisations, en se fondant principalement sur l’étude de leurs témoignages matériels, d’autre part les techniques de sauvegarde, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel.

Depuis 1978, l’École du Louvre se déplace en région. L’objectif est de privilégier une implantation dans des secteurs géographiques dépourvus d’universités enseignant l’histoire de l’art.
Depuis janvier 2007, des cours d’initiation à l’histoire générale de l’art sont dispensés à Lens, et depuis 2015, ils ont lieu à la Scène du Louvre-Lens.
Ces cours répondent à une démarche d’enrichissement personnel. Ce cursus n’est pas « sanctionné » par un diplôme, mais permet à chacun de développer ses connaissances en histoire de l’art.

 

Programme des cours :

 

DE LA NATURE A LA PEINTURE, UNE HISTOIRE DES PIGMENTS

Cycle thématique de 5 séances d’1h30, les mercredis de 18h30 à 20h, Auditorium, musée du Louvre-Lens.

Indissociable de l’évolution des techniques, l’histoire des couleurs est désormais un champ d’étude à part entière lié à une histoire matérielle de l’art en plein essor. Physiciens, chimistes, restaurateurs, archéologues et historiens de l’art s’interrogent sur la dimension matérielle des œuvres, en accordant une place privilégiée à la palette utilisée, à ses composantes et à leur définition. Comment passe-t-on du « pigment » dans le sens d’une substance organique ou inorganique, destinée à produire des effets de coloration sitôt le broyage terminé, au « coloris », c’est-à-dire à la tonalité générale d’un tableau ou d’un objet sur lequel ont été appliquées des couleurs ? Y a-t-il des différences dans l’utilisation des systèmes chromatiques d’une époque et d’une aire géographique à l’autre ? Quels sont les matériaux employés et leurs circuits de diffusion ? Et que dire de la perception de ces pigments ? Comment explique-t-on ces évolutions ?

De l’Antiquité aux révolutions des Impressionnistes, ce cycle s’attachera à la multiplicité des approches associées à la couleur. L’Histoire naturelle de Pline, mais aussi la Venise de Titien et l’Académie de Louis XIV, et jusqu’à la nouvelle donne artistique du XIXe siècle seront autant de jalons qui permettront de mieux appréhender les expériences pratiques et les réflexions théoriques des Anciens comme des Modernes, de mieux entrer dans l’atelier et la cuisine des peintres.

18 novembre 2020 : Les pigments dans l’Antiquité par Philippe Jockey

25 novembre 2020 : Colorito. La technique des peintres vénitiens à la Renaissance – par Michel Hochmann

02 décembre 2020 : Les pigments et leurs usages dans les Pays-Bas, XVIe -XVIIe siècles – par Romain Thomas
09 décembre 2020 : La querelle du coloris et du dessinpar Mathieu Gilles

16 décembre 2020 : Les impressionnistes et leur usage des couleurs – par Bénédicte Trémolières

 

LES TABLES DU POUVOIR

Cycle thématique de 5 séances d’1h30, les mercredis de 18h30 à 20h, Auditorium, musée du Louvre-Lens

Le banquet du souverain est en principe inimitable dans la mesure où seul, il est l’incarnation de l’État. Le spectacle du roi à sa table, en France, à son « grand couvert », est unique et l’on accourt parfois de très loin pour y assister. Pourtant nos manières de table se sont forgées sur le modèle de la table des princes. Notre position, assis à une table haute, le fonctionnement de notre service, dit « A la russe » comme l’organisation de notre couvert se sont construits en suivant l’évolution du protocole de la table des puissants.
Dès la Haute Antiquité, le protocole qui régit la table du roi se modifie sous l’influence de modèles extérieurs. Quels sont ces modèles et comment influencent-ils le rituel à la cour du Pharaon? Dans l’Antiquité classique, le banquet des citoyens conserve une dimension sacrificielle qui convie les dieux au repas des mortels.
Comment s’articule alors la présence des dieux au cœur de la cité à travers ses repas?
Au Moyen Age, les convives invités au banquet du prince sont assis d’un seul côté de la table et partagent le spectacle des dressoirs chargés de vaisselles précieuses comme celui de saynètes offertes en entremets. A l’époque moderne les convives se placent sur tous les côtés de la table et le spectacle vient alors se poser au centre de la nappe sous la forme d’un surtout. Comment s’invente et évolue cette pièce centrale du service pour laquelle les maitres orfèvres composent des chefs d’œuvres ?
De nos jours la Manufacture de Sèvres continue de créer des services de table adaptés aux grandes fonctions régaliennes de l’État français. Quel est ce langage des grands services de Sèvres? Quelle symbolique se rattache aux services royaux et impériaux ainsi qu’aux envois de la France dans ses ambassades? De la table de Pharaon, à celle des présidents, ce cycle s’intéressera à l’opposition entre protocole et convivialité dans les sphères du pouvoir.

07 avril 2021 : Représentation protocole et convivialité des banquets d’état – par Zeev Gourarier

14 avril 2021 : A la table d’Akhénaton : faste et exotisme à l’époque d’Amarna – par Hélène Bouillon

21 avril 2021 : De la table des dieux à la table des citoyens : mythes et banquets – par Alexandre Estaquet

12 mai 2021 : Les surtouts, morceaux de bravoure des grands services rocaille – par Michèle Bimbenet-Privat

19 mai 2021 : Les services royaux et impériaux, les envois de la France dans ses ambassades – par Christine Germain-Donnat

 

Inscriptions

Inscription en ligne

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(À retourner à l’adresse suivante : École du Louvre, Service des auditeurs – Cours en région (LENS) Palais du Louvre, Porte Jaujard, 75 038 Paris Cedex 01)

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A partir de 26€