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Le site d'implantation

La fosse 9 de Lens avant 1914 © Photothèque du Centre Historique Minier, Lewarde

La fosse 9 de Lens avant 1914

Le site d'une vingtaine d'hectares a une forme triangulaire © 2005 Région Nord - Pas de Calais / F. Bocquet

Le site d'une vingtaine d'hectares a une forme triangulaire

Le site d'implantation du Louvre-Lens est une friche industrielle de 20 hectares, partiellement reconvertie en zone d'activités dans les années 1980, et sur laquelle s'étendait le carreau de la fosse 9 des Mines de Lens.


Les fosses 9 et 9 bis

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'exploitation de la houille a signifié l'expansion de la ville de Lens, dont la population et la surface bâtie ont suivi la croissance des compagnies minières.

En 1884, la Société des mines de Lens prend la décision d'ouvrir une nouvelle fosse, qui prendra le nom de numéro 9, car elle est la neuvième fosse d'extraction créée ; on l'appelle aussi fosse Saint-Théodore. Vingt ans plus tard s'achèvent les travaux de la fosse d'aération 9 bis, baptisée Saint-Anatole. La fosse Saint-Théodore se situe sur le territoire lensois, tandis que la seconde se trouve à Liévin, la commune voisine.

Les infrastructures des fosses 9 et 9 bis sont classiques. Le carreau de la fosse Saint-Théodore est organisé autour du puits et du chevalement et compte des générateurs, des salles au service des mineurs, des machines de traitement du charbon et une ligne de chemin de fer pour l'acheminer. Complètement rasée pendant la Première Guerre mondiale, la fosse est reconstruite dans les années 1920.

Fermée en 1960, elle est dès lors à l'état de friche. Il ne subsiste rien des infrastructures minières hormis l'empreinte du puits au nord du site. Sur la plus grande partie de l'ancien carreau, la nature a repris ses droits offrant un fabuleux substrat végétal pour le futur parc du musée.


Les cités Jeanne d'Arc et Saint-Théodore

Comme les autres, la fosse 9 est pourvue de cités ; il s'agit, à l'ouest, de la cité Jeanne d'Arc, achevée en 1894, puis, dans les années 1900, de la cité Saint-Théodore, au nord. Celle-ci est organisée selon un plan et une architecture qui reflètent une hiérarchie stricte. Ainsi, le long de la rue La Rochefoucault, l'église et la maison de l'ingénieur encadrent les établissements communs et les logements d'employés. Les ouvriers habitent des maisons plus modestes avec jardin que la Compagnie leur loue pour un loyer modique. A la suite de la guerre 14-18, ces cités, entièrement détruites, furent reconstruites.


Un symbole fort

Le choix d'un ancien carreau de fosse comme site d'implantation du futur Louvre est un symbole fort qui témoigne des efforts de reconversion du Bassin minier tout en rappelant son glorieux passé industriel.

Pour les anciens mineurs comme pour les jeunes générations, il marque la reconnaissance d'une histoire particulièrement riche et devrait donner à tous ceux qui ont participé à cette histoire ou en sont les héritiers un légitime sentiment de fierté.