Lancé début 2005 par la Région Nord - Pas de Calais, maître d'ouvrage du projet, le concours international d'architecture pour la construction du futur musée du Louvre-Lens a recueilli plus de 120 candidatures venues de France, d'Europe, d'Amérique et d'Asie, parmi les plus prestigieuses de la profession.
Un premier jury, réuni le 29 avril 2005, a retenu six candidatures d'équipes constituées autour des architectes français Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal, Rudy Ricciotti, du jeune lillois Jérôme de Alzua, de l'anglo-irakienne Zaha Hadid, du new-yorkais Steven Holl et des japonais SANAA (Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa).
Après un travail d'analyse des différents projets, le second jury, tenu le 13 septembre 2005, a classé trois projets : Rudy Ricciotti, SANAA et Zaha Hadid.
C'est la commission permanente du Conseil régional qui, dans sa réunion du 26 septembre 2005 et sur proposition de son président Daniel Percheron, a désigné comme lauréat du concours le projet de l'équipe SANAA (Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa).
Equipe Jérôme de Alzua : « Accompagnant le parc, le musée s'abrite sous un vaste toit dont les plis s'élèvent progressivement au-dessus de la prairie. »
Equipe Zaha Hadid : « C'est une architecture tectonique qui jaillit à l'interface d'éléments urbains forts : le corridor reliant le stade Bollaert et la coulée verte qui s'étend de la ville vers le parc. »
Equipe Steven Holl : « Enveloppé d'acier corten, dont la teinte brun rouge s'assimile à l'architecture de briques locale, le corps des galeries « flotte » sur un niveau de verre transparent (...). »
Equipe Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal : « La silhouette du bâtiment se mélange sans autorité ni hiérarchie aux architectures émergentes de la géographie de Lens. »
Equipe Rudy Ricciotti : « Le projet architectural interprète d'une certaine manière le remblai existant, il le révèle (...) en creusant des galeries (...). A ce paysage en négatif, en infrastructure, répond le jardin suspendu idéal, l'Eden sur le toit du musée. »
Equipe SANAA : « Le contexte aiguise la curiosité, invite le visiteur à investir ce mouvement, à explorer cet édifice proche de la nature, qui valorise le paysage plutôt qu'il ne l'occupe. »