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Le choix de Lens

Le Premier Ministre annonçant l’arrivée du Louvre au maire de Lens, aux côtés de Daniel Percheron et de Jack Lang, le 29 novembre 2004 © Ville de Lens

Le Premier Ministre annonçant l’arrivée du Louvre au maire de Lens, aux côtés de Daniel Percheron et de Jack Lang, le 29 novembre 2004

Vue aérienne du site du futur Louvre-Lens © Ville de Lens

Vue aérienne du site du futur Louvre-Lens

Le 29 mai 2004, Guy Delcourt reçoit le livre d’or où près de 8 000 Lensois ont paraphé leur soutien à la candidature de la ville pour l’accueil du Louvre © Ville de Lens

Le 29 mai 2004, Guy Delcourt reçoit le livre d’or où près de 8 000 Lensois ont paraphé leur soutien à la candidature de la ville pour l’accueil du Louvre

Lens choisi parmi six villes candidates

A la suite de l'annonce, en 2003, par Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, et d'Henri Loyrette, président-directeur du musée du Louvre, d'engager la réflexion de création d'une "antenne" du musée du Louvre, le président de la Région Nord – Pas de Calais, Daniel Percheron, a rapidement fait connaître son profond intérêt pour cette initiative et s'est engagé à la soutenir fortement.

Dès lors, cinq villes de cette région ainsi qu'Amiens, chef-lieu de Picardie, région voisine, ont fait acte de candidature à son accueil. Après une visite des six sites proposés, notamment par le ministre de la Culture et de la Communication lui-même, Renaud Donnedieu de Vabres, le choix de la ville de Lens a été proposé au Premier Ministre. L'annonce en a été faite par Jean-Pierre Raffarin à Lens le 29 novembre 2004.

Lens a d'abord convaincu par son site

Le site proposé par la Ville de Lens, un ancien carreau de mine désaffecté en 1960, offrait plus de 20 hectares disponibles pour l'implantation du musée, permettant d'y réaliser sans contrainte un bâtiment contemporain, tel que le souhaitait le musée du Louvre. Sa proximité avec la gare, l'absence de contraintes liées au sol, ses qualités paysagères et son insertion au cœur d'une agglomération dense étaient des atouts indéniables qui lui ont permis d'obtenir un excellent classement technique.

Une situation idéale

Lens l'a aussi emporté grâce à sa situation géographique. Idéalement placée entre Lille et Arras, les deux chefs-lieux des départements de la région, au carrefour des autoroutes A26 (Calais-Reims), drainant la clientèle anglaise, et A1 (Lille-Paris), passage obligé des Belges et des Néerlandais, Lens n'est qu'à 2 heures de route de Paris, 1 heure 30 de Bruxelles, 1 heure de Calais et 30 minutes de Lille. Près de 14 millions d'habitants vivent à moins de deux heures de route de Lens.

La ville est de surcroît desservie par le TGV mettant Paris à 1h10 du futur musée. Des liaisons TGV sont possibles, via Lille, vers Bruxelles et vers Londres.

Une mobilisation locale décisive

Outre la mobilisation de ses édiles, en particulier de son maire Guy Delcourt, bien relayé par le président de la Communaupôle de Lens-Liévin, Michel Vancaille, Lens a su s'appuyer sur sa population.

Un comité de soutien a été créé et les habitants ont été invités à signer un livre d'or à l'hôtel de ville. Plus de 8 000 Lensois l'ont paraphé ! En visite sur le terrain, le ministre de la Culture et de la Communication a été impressionné par la volonté des habitants rencontrés d'accueillir le Louvre, élément pour eux de fierté et de reconnaissance.

Un choix symbolique

Le choix de s'implanter sur un ancien carreau de mine, la fosse 9-9 bis de Lens, n'est pas neutre, bien sûr. Il exprime la reconnaissance de la Nation pour un territoire plusieurs fois meurtri, tant par la guerre que par l'exploitation intensive du charbon, puis par la fermeture du dernier puits lensois en 1986. Aujourd'hui, la situation économique et sociale reste marquée par un chômage élevé (15 % de la population active).

A l'exemple de la Tate à Liverpool ou du musée Guggenheim à Bilbao, le Louvre à Lens entend participer au renouveau du territoire et à son changement d'image.

Un projet de développement urbain

Les collectivités locales l'ont bien compris puisqu'elles s'organisent pour accueillir le Louvre-Lens et en faire un levier de développement.

C'est pourquoi la Région Nord - Pas de Calais et les collectivités du bassin minier ont impulsé en 2009 la création d'une structure fédératrice de projets, Euralens. L'objectif est de se doter d'une stratégie commune de développement et d'identifier les projets d'excellence du territoire. La préparation de l'arrivée du Louvre a donné lieu à des premières consultations d'architectes, d'urbanistes et de paysagistes lancées en décembre 2009.