D'or et d'ivoire Catalogue de l'exposition


Coédition Louvre-Lens / Snoeck publishers

Catalogue de l'exposition « D'or et d'ivoire. Paris, Pise, Florence, Sienne 1250-1320 »
Sous la direction de Marie-Lys Marguerite, directrice des musées de Saint-Omer et Xavier Dectot, directeur du musée du Louvre-Lens
Coédition Louvre-Lens / Snoeck publishers
550 000 signes, 320 pages, 23 x 29 cm, 39 €

Auteurs : Étienne Anheim, Valerio Ascani, Françoise Baligand, Claudia Bardelloni, Caterina Bay, Clément Blanc-Riehl, Damien Berné, Marc Bormand, Marie-Paule Botte, Ilaria Ciseri, Marco Collareta, Dominique Cordellier, Xavier Dectot, Christine Descatoire, Maria Falcone, Anne Labourdette, Marie-Lys Marguerite, Isabelle Marquette, Élisabeth Mognetti, Linda Pisani, Amandine Postec, Neville Rowley, Renato Stopani, Dominique Thiébaut, Ginevra Utari, Dominique Vingtain, Paul Williamson.

La seconde moitié du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle sont marqués par des évolutions décisives en Europe, tant sur le plan politique, économique et social qu'intellectuel et artistique. Le renouveau de la pensée modifie la compréhension du monde, et donc les manières de le représenter. Parallèlement, les arts connaissent d'importantes innovations technologiques et l'émergence de très grandes personnalités : Nicola et Giovanni Pisano, Tino di Camaino ou encore l'orfèvre Guccio di Mannaia pour la Toscane ; Jean de Chelles, Pierre de Montreuil ou Maître Honoré en France. Progressivement, tous ces créateurs ne sont plus simplement considérés comme des artisans au service de l'Église mais comme des artistes œuvrant pour la société. Cette période occupe une place à part dans l'histoire de l'art : celle d'un complexe apogée, très différent selon les perspectives où l'on se place.

D'un côté, Paris, cœur de ce que l'on appelle aujourd'hui le gothique rayonnant,  avec ses grands chantiers monumentaux et son abondante production d'objets précieux (manuscrits enluminés, ivoires, orfèvrerie) ; de l'autre, la Toscane avec Florence, Pise et Sienne, dont les peintres et sculpteurs s'écartent des traditions byzantinisantes au profit d'un nouveau langage, caractérisé par un nouveau regard sur l'Antiquité et une prise en considération de la Nature, annonçant le style de la Première Renaissance. Or, si ces évolutions se développent d'abord en Toscane, elles puisent probablement leurs racines dans les nouvelles références philosophiques, théologiques, mathématiques ou littéraires diffusées au sein de l'Université de Paris. On constate alors tout un jeu d'influences réciproques que cette exposition et ce catalogue entendent étudier.